Enquête sur l’assassinat d’Ebossé: le dossier est clos !

2

ALGERIE (Tamurt) – Deux ans sont déjà passés depuis l’assassinat du joueur Camerounais, Ebossé, qui évoluait sous les couleurs de la Jeunesse Sportive de Kabylie.

Le jeune, père de famille, a été tué, juste à la fin d’un match  de championnat algérien, en plein stade de Tizi-Ouzou, le 23 août 2014, en présence de dizaines de policiers, de journalistes et de ses coéquipiers. L’enquête des services de sécurité algériens a conclu que la victime a été tuée par un objet tranchant qui a touché sa tête…..à l’intérieur du tunnel.  Hannachi, le président de la JSK avait tout fait pour nous faire croire que l’objet émanait  des supporters. Comment cet objet alors a pu pénétrer dans le tunnel qui mène les joueurs vers les vestiaires ? Étrange. L’enquête est au point mort aujourd’hui. Aucun mot n’a été soufflé par la presse algérienne en ce triste deuxième anniversaire de l’assassinat de ce pauvre joueur Camerounais qui avait tout donné pour la JSK. Comment se fait-il qu’il a été tué au sein d’une foule, composée de joueurs coéquipiers, stadiers, policiers et journalistes alors que…..personne n’a rien vu ?

Deux policiers présents sur les lieux ont été cités dans l’affaire. Mais le régime algérien et sa justice aux ordres a toujours caché cette information que Tamurt avait révélée l’année passée.Un voyou notoirement connu, du nom de Redouane, est toujours cité officieusement par des journalistes présents sur les lieux. C’est l’un des mercenaires de Hannachi. Ce voyou est soupçonné d’être derrière l’assassinat d’Ebossé. Hannachi, juste après l’assassinat de son joueur, avait demandé à tous les journalistes présents à Tizi-Ouzou de ne rien révéler sur cette affaire. Pourquoi le boss de la JSK voulait à tout prix cacher la vérité ? Pourtant personne ne l’a cité comme accusé. Une autre bizarrerie. La famille de la victime qui réclame la vérité ne la connaîtra jamais. En Algérie, lorsque le pouvoir tue quelqu’un, on le considère comme ayant eu une mort….naturelle. Ce n’est guère la peine d’en chercher les coupables.

Lounès B