Étudiants du département amazigh de Tizi Ouzou – Les étudiants de Tizi célébrent Tafsut

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À l’occasion du 30e anniversaire du printemps Amazigh et du 9eme anniversaire du printemps noir, le Comité du Département de langues et cultures amazighes en collaboration avec l’Association culturelle Timant (Identité) et le Club Scientifique Asekfel d Usefti du même département célèbrent du 18 au 22 avril cet événement capital par un riche programme : expositions, documentaire, objets traditionnels, pièces théâtrales, projections et conférences.

Cet événement revêt un caractère particulier, car cela fait déjà trois décennies que les kabyles ont investi les rues en proclamant le recouvrement de leur identité et de leurs droits pleins et entiers.

Rappelons que le point de départ de cette revendication historique est l’interdiction de la conférence de Dda Lmulud At Mammar sur « la poésie kabyle ancienne ». Le régime de l’époque, à sa tête Chadli Bendjedid, avait répondu par une répression féroce et violente. D’autres répressions ont suivi celle de 20 avril 1980. Le printemps noir en 2001, après l’assassinat d’un jeune lycéen Guermah Massinissa, dans l’enceinte même de la brigade de gendarmerie d’At Dwala, a entraîné la Kabylie dans une tourmente qui coûta la vie à 126 jeunes Kabyles.

Le régime fasciste d’Alger avait tiré à balles explosives sur des manifestants réclamant l’officialisation de leur langue et la démocratie pour l’Algérie.

Ce long chemin de luttes a permis des acquis, cependant insuffisants pour sauvegarder notre culture.

Le règlement de la question amazighe et identitaire dans un pays fortement centralisé et fondé sur la pensée unique demeure difficile.