Événement : Carte nationale d’Identité oui, mais kabyle

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KABYLIE (Tamurt) – Cette opération se veut avant tout un exercice démocratique fidèle à l’esprit des traditions séculaires de concertation. Au lieu d’un choix de technocrates, les initiateurs de ce projet ont préféré se tourner vers l’initiative populaire.

À rappeler que l’idée a germé lors de l’assemblée générale du MAK-France le 18 janvier de l’année dernière. Elle a pris corps avec la conférence du président du mouvement autonomiste, Mas Ferhat Mehenni à la fête de l’humanité de septembre de la même année. Lors de laquelle la thématique abordée avait porté sur l’état civil kabyle. Face au formidable engouement et en réponse aux espoirs suscités par cette communication la décision est prise de passer à la phase deux. L’organisation de ce concours d’initiatives.

Le succès de cette opération ne se dément pas, si on se fie au nombre de connexions sur le site du MAK qui a fait un bond considérable selon ses administrateurs. Dés les premières heures, les internautes kabyles du monde entier avides d’une Kabylie libre ont pris d’assaut le portail internet et la trentaine de spécimens présentés au suffrage.

La soif de renouer enfin avec le droit légitime longtemps bafoué, ignoré et piétiné par les envahisseurs successifs. Cette soif de liberté et de droits constitue le secret du succès de cette concertation. Elle vise aussi selon ses organisateurs à réconcilier la Kabylie avec son histoire et les Kabyles avec leurs ancêtres. Ce projet, s’il est mené à son terme permettra aux Kabyles d’entamer enfin la marche vers un statut de citoyen, non de seconde ou de troisième zone. Surtout elle consacrera un peuple dans le plein exercice de sa souveraineté retrouvée.

À ceux qui entre les crocs ricanent, en traitant ce projet de chimère. Sachez que l’utopie chez les peuples est ce que sont les rêves chez les individus. Et si un jour ce rêve que nous faisons tous devenait réalité.

La phase trois généralisera la délivrance de cette carte à tous les Kabyles qui en feront la demande? Affaire à vivre et à suivre.