Exactions de l’armée malienne et des islamistes – La FIDH exige la mise en place d’une commission d’enquête indépendante

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En effet, la Fidh a appelé, aujourd’hui, dans un communiqué publié les autorités maliennes, françaises et la communauté internationale à la « mise en place immédiate d’une commission d’enquête indépendante » pour « enquêter sur les exécutions multiples et autres violations des droits humains commises par les soldats maliens », et de faire la lumière sur les « graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme » et bien sûr de prendre des sanctionner à l’encontre de auteurs.

La Fidh cite d’innombrables exécutions sommaires commises par l’armée malienne, à Sévaré, Mopti, Nioro et d’autres. La fédération cite aussi un nombre de onze personnes exécutées dans un camp militaire, à Sévaré, sans préciser leur identité et d’autres encore.
Etant engagée aux côtés du Mali, la France a réagi ce soir à propos des exactions. Selon l’AFP, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a « appelé mercredi l’encadrement de l’armée malienne, en guerre au côté de la France contre des islamistes au Mali, à être extrêmement vigilant envers les risques d’exactions car leur honneur est en cause » tandis que le ministres des affaires étrangères, Laurent Fabius, ajoute la même source disait de son côté qu’il « n’était pas possible d’accepter des violations des droits humains ».

Les civils continuent de fuir la guerre

Le nombre de personnes qui fuient la guerre grossit chaque jour un peu plus. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), quelques 7500 réfugiés avaient fui le Mali vers les pays voisins depuis. Ceux-ci viennent donc grossir les rangs des 150 000 Maliens ayant trouvé refuge dans les pays voisins depuis le début des affrontements armés entre l’armée malienne épaulée par 2500 soldats Français et les djihadistes islamistes.

le HCR ajoute qu’au Niger, il y a 1300 nouveaux réfugiés, originaires principalement des régions de Ménaka et Andéramboukané et que le Burkina Faso a accueilli 38 776 réfugiés maliens qui sont principalement des Touaregs et des Songhaïs en provenance des régions de Gossi, Tombouctou, Gao et Bambara Maoudé. La Mauritanie a accueilli, pour sa part, 4208 réfugiés. L’Algérie qui a fermé ses frontières avec ce pays, a aussi installé des camps à Tinzawatine, en vue de recevoir d’éventuels réfugiés sur son sol.

La Rédaction