Examen de passage au collège : Tamazight n’est pas prise en considération

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Tamazight
Tamazight

ALGÉRIE (Tamurt) – La langue amazighe n’est pas prise en considération à l’instar de toutes les autres matières, enseignées dans les écoles primaires, dans les fiches de synthèse des élèves de 5 ème année primaire, ont indiqué des inspecteurs et des enseignants de cette langue dans la wilaya de Tizi Ouzou. Pourtant,  explique ces derniers, la langue amazighe est enseignée à  100 % dans la wilaya de Tizi Ouzou, sans oublier bien sûr que Tamazight est censée être une langue nationale et officielle depuis 2016. Les classes de 5 ème année primaire pour rappel sont celle concernées par l’examen de l’ex-sixième, celui du passage du cycle primaire au cycle moyen (collège).  

Pis encore, en demandant des explications aux responsables de la direction de la wilaya de Tizi Ouzou, ces derniers ont répliqué aux inspecteurs de la langue tamazight que l’enseignement de celle-ci est considéré comme une activité d’éveil, en plus du fait d’être une matière facultative. Il y a lieu de rappeler que la fiche de synthèse est un système qui consiste à avoir recours aux notes obtenues durant les trois trimestres de l’année scolaire par l’élève pour le racheter au cas où il a raté de près l’examen de sixième. Ainsi, en plus du sport, le dessin et la musique, Tamazight constitue une autre matière qui est exclue de système injustement parce les caciques du FLN en ont décidé ainsi.

La décision d’exclure tamazight de la fiche de synthèse n’a pas été prise au niveau local, par les responsables de la direction de l’éducation de wilaya mais au plus haut niveau, c’est-à-dire au ministère de l’Education nationale.  Cette mesure injuste d’exclure Tamazight des fiches de synthèse vise à démotiver les élèves qui étudient leur langue maternelle. Non seulement l’enseignement de tamazight n’est pas obligatoire, en plus il n’est pas pris en compte dans la fiche de synthèse de la sixième. Avec de telles réalités amères il y en a parmi les kabyles qui voient une victoire du combat identitaire.

Tahar Khellaf