La famille culturelle d’Aokas dénonce l’abus de pouvoir de la chef de daïra

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AOKAS (Tamurt) – La nouvelle chef de daïra d’Aokas qui est à son premier semestre d’activités traîne déjà un lourd bilan. Elle s’est fait remarquer par son excès de zèle dans l’empêchement de la tenue des conférences programmées par l’association Azday Adelsen n’Weqqas.

Après avoir interdit sept conférences depuis le début de l’année, le samedi passé, ce fut le tour du romancier Armand Vial de se voir interdire l’accès au centre cultuel Rahmani Slimane de la localité alors que le même jour à 18 heures, il a été autorisé à animer une conférence au théâtre régional de Bougie. Ce qui prouve que ce n’est pas le wali qui interdit ces conférences mais bel et bien la chef de daïra, agent du KDS El Hadi Ould Ali qui, dès sa nomination au poste de ministre, l’a récupérée de la voie de garage où elle a été confinée depuis prés d’une quinzaine d’années, pour être propulsée au grade de chef de daïra d’une station balnéaire kabyle, une faveur que n’ont pas les anciens chefs de daïra.

Dans une déclaration affichée à la vue de la population, l’association Azday Adelsen n’Weqqas informe la population du comportement de cette commis de l’état. Il semblerait, selon les rumeurs colportées ça et là, que la population aokassienne s’apprête à observer un  rassemblement devant le siège de la daïra lequel sera suivi d’une marche en guise de protestation contre cette nouvelle qui rappelle l’administration coloniale.

Amaynut