Les familles des disparus interdites de manifestation à Alger

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ALGERIE (Tamurt) – Des centaines de familles, proches et militants des droits de l’homme, ont été arrêtés le mardi matin par les services de sécurité à Alger centre. Les manifestants sont descendus dans la rue pour  marquer la journée internationale des disparus, mais pour, aussi, réclamer la vérité sur l’enlèvement de leurs proches.

La plupart des disparus étaient des militants démocrates. Certains n’ont plus donné signe de vie après avoir été vus pour la dernière fois dans des commissariats de police à Alger et dans des brigades de gendarmerie. Le pouvoir algérien, notamment les services du DRS,  sont toujours accusés par les familles des disparus. Bouteflika a fait voter une loi, de sa fameuse concorde civile, interdisant à tout algérien ou journaliste même d’évoquer ni de faire allusion aux disparus. Plus de 20 ans après ce drame, dont le régime algérien porte entièrement la responsabilité, une partie des familles des disparus n’a jamais renoncé à son combat.

Notons que parmi les victimes, plusieurs étaient militantes du RCD et du FFS à Alger et dans les villes environnantes. Les kabyles sont les premières victimes de ces disparitions forcées. Ou sont-ils ? «  On sait bien que les services du DRS ont exécuté plusieurs personnes enlevées sans aucun jugement. Qu’ils nous montrent  les squelettes de nos fils et enfants pour les enterrer », clame une femme âgée qui dit que sont fils a été enlevé par le commissaire de la subdivision de Belcourt en 1995. La plupart des familles des disparus ont des preuves irréfutables que ce sont les services de sécurité qui ont enlevé leurs proches.

Lounès B