FARS, nouveau parti de Madani Mezrag : Pacte de diable entre le terroriste et le régime intégriste

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ALGERIE ( Tamurt ) – Ce qui n’était qu’une rumeur dans un passé récent vient de se concrétiser au grand dam des démocrates.

L’ex-terroriste, chef de la milice armée de l’ex-FIS, Madani Mezrag vient de réaliser un rêve qui lui est cher, à savoir la réincarnation politique de ses idées à travers la création d’un nouveau parti politique, le front de l’Algérie pour la réconciliation et le salut (FARS).

Une réalité qui confine parfois à l’invraisemblable ! Comment se fait-il que celui qui semait la terreur auprès de la population revienne par la grande porte, et ce, par la grâce d’un pouvoir qui ne mesure pas l’ampleur des dégâts en ressuscitant un sanguinaire aux mains sales.

Ce nouveau parti sera forcément une sorte de réceptacle aux intégristes et autres terroristes qui se retrouvent propulsés dans une nouvelle carrière politique, dont ils n’ont jamais imaginé dans leur profonde utopie.

La démocratie semble être touchée de plein fouet, car le sanguinaire d’hier ne peut être un héros d’aujourd’hui. Les plaies de la décennie noire sont ne se sont pas cicatrisées que les gens du sérail commencent à donner un second souffle à une horde de terroristes avides du pouvoir et du sang.

Comment expliquer à des milliers de victimes touchées directement ou indirectement par la tragédie de la décennie noire que le mal est derrière eux ? Peut-on faire confiance à eux qui ont mis à feu et à sang l’Algérie ? Autant de questions que ne pourra jamais expliquer le gouvernement algérien qui semble être à court d’idées. Le pacte qu’a signé le pouvoir d’Alger avec le diable de Madani Mezrag se veut de raviver la flamme intégriste afin d’annihiler tout espoir de démocratie et de liberté.

Lamentable, lamentable ! C’est le moins qu’on puisse dire d’un régime jupitérien, en sus, épicé de pensées islamistes aux relents putrides. L’imbroglio règne en maitre de céans dans le champ politique en Algérie. L’amnistie, dont s’enorgueillit le gouvernement algérien n’est en réalité qu’une pure amnésie. Peut-on oublier les milliers d’innocents égorgés, brûlés ou criblés de balles !peut-on ignorer les centaines d’intellectuelles assassinées froidement par les fous de Dieu. Des Tahar Djaout, Boussebsi, Lyabes, Hafsi… ne courent pas les rues. Il en faudrait des années, voire des siècles pour que l’Algérie puisse produire de tels penseurs. Malheureusement, dans une république bananière comme l’Algérie, le savoir est banni à tout jamais. Je spécule des yeux, je tourne les pouces et je médite…

Bachir Djaider