Il faut payer pour se baigner à Bougie et le pouvoir ose parler de tourisme

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gardien parking armé d'un gourdin

BOUGIE (Tamurt) – Alors qu’on parlait du développement du tourisme comme étant l’après-pétrole, tout se fait à contrario de cette option. Pour se baigner dans la région de Bougie, les estivants véhiculés doivent débourser de l’argent. Ça, c’est une réalité palpable sur le terrain malgré les déclarations, en grande pompe, du wali relatives à la gratuité de l’accès aux plages.

Lors de l’ouverture de la saison estivale, à partir de la plage de Tala Khaled d’Aokas, Ouled Salah Zitouni, wali de Bougie, avait déclaré que le diktat des gardiens de parkings qui imposaient le payement des droits d’accès aux plages est révolu. Or, ces derniers continuent à soutirer des billets aux automobilistes. Entre 100 et 200 dinars pour garer son véhicule et accéder à la plage sinon le pauvre père de famille aura à faire à des malabars armés de gourdins pour la circonstance.

C’est au vu et au su de toutes les autorités que cela se pratique et elles ne lèvent pas le petit doigt bien au contraire. Comment doit-on interpréter les déclarations du maire d’Aokas, invité de l’émission « En direct des plages » du samedi 30 juillet dernier, qui avait dit clairement que les parkings ont été attribués à titre gratuit aux jeunes pour louer des places à 30 dinars. Toutefois, il soulignera que ces derniers peuvent, à la rigueur, se faire payer à 50 dinars la place mais qu’ils évitent d’aller jusqu’à 100 dinars. A-t-il oublié qu’il est maire et qu’il ne doit jamais piétiner les clauses qu’il a lui-même portées sur les cahiers des charges notamment celle relative au prix du parking qui a été fixé, noir sur blanc, à 30 dinars ?

Depuis quelques années, c’est la loi de la jungle qui régit le fonctionnement des institutions étatiques de la république bananière de Bouteflika. Ni le maire, ni le chef de daïra, ni le wali, encore moins les services de sécurité ne font leur travail. Même les élus autres élus, censés défendre les droits de citoyens, ne font que loucher du côté des indemnités qu’ils perçoivent et des avantages qu’ils peuvent tirer de par leur statut.

Amaynut