Festival international du film amazigh au Maroc – La “langue de Zahia” réalisé par la fille d’iferhounène émeut l’assistance

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L’immigration est le cœur du sujet. La réalisatrice qui a tenu en haleine pendant les 120 minutes l’assistance nous dira lors des débats qui ont suivi la projection de son documentaire que : «L’essentiel de mon travail tourne au tour de l’immigration, de l’exil. L’exil m’obsède, me fascine et me colle à la peau. Cette fois-ci, c’est ma mère que j’ai laissé s’interroger sur des morceaux de la vie que je n’ai pas trouvé le moment au l’audace de questionner».

Ce long métrage parle de la vie des Kabyles en France et evoque aussi l’attachement d’une mère à sa terre natale «Dans une société de l’immigration, les hommes et les femmes kabyles souvent analphabètes sont exclusivement relégués aux rangs d’ouvriers ou de femmes au foyer … On imagine mal les orateurs qu’ils deviennent quand ils retournent dans leur langue. Cette réalité je l’ai présenté et j ‘en réalisé toute l’acuité, mesuré à la démentions en filmant ma mère, son quotidien et son histoire».

La veille de cette journée du 08, le jeune kabyle Farid Cherfaoui avait présenté son court métrage intitulé les bergers du Djurdjura tourné dans la commune d’Ait Bouadou, en Kabylie.

Parmi les films projetés pendant la journée du 08, il y avait aussi :
– Hmed Oulkadhi, un roi berbère de l’algérien, de Djamel Ait Iftène,
– La Caravane de Marocain, d’Abdeslam Idrissi,
– La chanson de la vie, du péruvien Cisar Galindo
– Izenzarene, de Christian Lorre

Rappelons que lors du coup d’envoi, le jeudi 06, en présence de plusieurs hommes du cinéma et du représentant de l’institut royal de la culture amazigh (IRCAM), le realisateur de “Machahou” ou “Macahu” , Belkacem Hadjadj avait déclaré que « Le cinéma amazigh connaît un essor remarquable ces dernières années. Je considère que l’ouverture de la culture amazigh est liée à l’ouverture de la culture politique ».

Il est a signalé que ce festival, Organisée par l’association Issni N’Ourgh, est dédié au peuple libyen avec comme invité le cinéma indien d’Amérique.