Fête de l’Aïd El Adhha : Les kabyles indifférents

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KABYLIE (Tamurt) – Contrairement aux autres régions d’Algérie, où les préparatifs pour la célébration de la fête de l’Aïd El Adhha (prévue vendredi prochain), battent leur plein, en Kabylie, la population reste complètement indifférente à cet événement religieux. Cette fête de l’Aïd ne mobilise, en effet, qu’une minorité absolue de citoyens de la région de Kabylie qui voient en ce rituel quelque chose de complètement inadapté avec notre époque mais aussi avec le mode d’organisation de la vie moderne, notamment dans les villes où la majorité des habitations sont situées dans des bâtiments à plusieurs étages.

En tout cas, c’est aux sociologues d’expliquer ce manque d’intérêt, en Kabylie, à la fête de l’Aïd el Adhha. Quant au constat, il est réel. Dans les autres régions d’Algérie, c’est le grand rush sur les marchés à bestiaux. Les citoyens, même ceux qui n’ont pas vraiment les moyens, font tous les efforts nécessaires, afin de dégager la somme nécessaire (pas moins de 40 000 DA) pour acheter le mouton de l’Aïd. Ce qui n’est pas du tout le cas en Kabylie, comme on a pu le constater de visu depuis que l’on pale avec persistance de cette fête religieuse. Il faut savoir aussi que l’indifférence des kabyles envers les fêtes religieuses s’ajoute aussi à celle enregistrée à l’égard des fêtes nationales officielles que le pouvoir récupère, à chaque occasion, dans le but de domestiquer toujours le peuple en le bernant avec des slogans creux et surannés. Quant aux dangers que présente la fête de l’Aïd El Adhha, notamment à cause du non-respect des règles d’hygiène élémentaire, les campagnes de sensibilisation contre les risques réels  du « kyste hydatique » battent leur plein dans tous les médias algériens.

Il ne faut pas, non plus, oublier que la viande de mouton est l’une des plus dangereuses pour la santé, notamment parce qu’il s’agit d’une viande trop grasse. Et elle fait monter le taux de cholestérol en flèche. Sans compter le traumatisme engendré par le fait d’égorger un mouton devant les yeux des petits enfants et de surcroît, dans une société où, il n’y a pas longtemps, on égorgeait encore les humains et les…bébés.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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