Le FFS commémore son anniversaire en arabe à Tizi Ouzou

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Laskri FFS

TIZI OUZOU (Tamurt) – La sortie du Front des Forces Socialistes (FFS), samedi dernier, à l’occasion de la commémoration du 54 ème anniversaire de sa création est honteuse voire scandaleuse. S’agissant d’un parti n’ayant d’existence réelle qu’en Kabylie, il était naturel que cet anniversaire ne pouvait avoir lieu que dans l’une des villes de cette région,  ayant payé un lourd tribut en 1963.

Le FFS a donc décidé d’organiser un meeting pour marquer cet anniversaire au niveau de la même Place qui a vu naitre le parti, 54 ans auparavant. C’est-à-dire à la Place de l’ancienne mairie de la ville de Tizi-Ouzou où Hocine Ait Ahmed avait proclamé la naissance du premier parti d’opposition plus d’un demi-siècle plus tôt. Jusque-là rien d’anormal et c’est plutôt un choix judicieux tendant à rendre à César ce qui lui appartient. Mais la mauvaise nouvelle était là. Il fallait juste attendre le bon moment pour la découvrir. Au moment où toute l’assistance était constituée de kabyles (à part quelques exceptions rares du reste) et au moment où la rencontre se déroulait au cœur de la capitale du Djurdjura, tout le monde a été pris de court en découvrant, dépités, que le discours du premier secrétaire du FFS était débité dans une langue arabe classique et châtiée au grand dam de tous ceux qui ont milité, pendant de décennies, pour la langue kabyle et de tous ceux qui sont morts en martyrs pour cette cause.

S’il s’agissait du FLN ou du RND ou d’un quelconque parti islamiste, cet impair aurait paru somme toute logique, mais venant du FFS, un parti qui a été un réservoir de militants berbéristes, il y a de quoi se tirer les cheveux. A cette occasion, on ne peut qu’avoir une pensée à Bessaoud Mohand Arab, l’un des piliers du combat pour tamazight. Lui qui a écrit le livre « FFS, espoir et trahison ». Et là, il s’agit vraiment d’une trahison. Et pas n’importe laquelle.

Tahar Khellaf

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