Le FFS tente de devenir un parti politique exlusivement « algérien »

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Hadj Djillali, FFS

ALGERIE (Tamurt) – C’est depuis 1963 que la parti de Hocine Aït Ahmed tente, avec toutes ses énergies, de gagner une petite place en dehors de la Kabylie. En vain. Hocine Aït Ahmed avait nommé Djedaï à la tête du secrétariat national du FFS  au début des années 2000 pour séduire une petite partie des Constantinois. Sans succès.

C’est encore Hocine Aït Ahmed qui avait fait les yeux doux au FIS et à Djebbalah pour gagner un peu d’estime des Algériens, sans réussir n’en plus. Le FFS est perçu comme un parti de Kabyles, donc étranger pour les Algériens. Les dirigeants actuels continuent toujours dans cette même politique. La nomination de Bouchaffaa, au même poste que Djedai, n’a récolté qu’une centaine de voix pour le FFS, aux dernières législatives.

Avant-hier, un certain Hadj Djillali de Chlef, a été nommé secrétaire national du FFS, alors que ce monsieur n’a même pas décroché un siège dans toute la wilaya de Chelf, ni aucune autre commune. Les habitants de cette wilaya d’Algérie votent pour les partis algériens. Jamais pour un parti kabyle. Le FFS continue à ignorer cette réalité de terrain, depuis 60 ans. Le RCD aussi. Pourquoi tournent-ils leurs dos aux Kabyles pour ouvrir leurs bras aux Algériens qui ne veulent pas d’eux?

Le mystère demeure entier. La Kabylie a besoin de tous ses enfants, du FFS, du RCD et d’autres mouvements et personnalités du monde politique. Le FFS et le RCD auront toute leur place et tout le grand respect qu’ils méritent dans une Kabylie souveraine. L’Algérie est un pays colonial. C’est comme avec la France, aucun Français n’avait voté pour un parti algérien durant la période coloniale française.

Ravah Amokrane