Fin de la visite de Ferhat Mehenni en Flandre : La diplomatie kabyle en marche

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DIASPORA (Tamurt) – Le mémorandum adressé aux plus hautes instances algériennes comporte entre autres une demande officielle d’un statut d’autonomie pour la Kabylie et la charte des droits du peuple kabyle. Une lettre retraçant les luttes et les espoirs de liberté d’une Kabylie qui se veut autonome est adressée aux membres du parlement européen.

Cette visite rentre dans le cadre de l’internationalisation de la question kabyle. Les officiels Flamands ont été particulièrement réceptifs aux attentes et aux craintes exprimées par le président du MAK relatives au traitement réservé par le pouvoir central d’Alger aux revendications kabyles. Le premier point abordé est la question des droits du peuple kabyle à l’autodermination. Viennent ensuite la question des victimes du printemps noir et le moyen de leur rendre justice. Ces deux thématiques constituent la pierre angulaire des discussions bilatérales entre les parties flamandes et kabyles.

La rencontre de Ferhat Mehenni avec les membres du barreau de Gent à leur tête le bâtonnier maitre Thierry Beele est qualifiée de très bénéfique par les deux parties. L’inscription de nombreux avocats de ce barreau au Tribunal pénal international TPI a donné lieu à un échange enthousiasmé quant à la question de présenter une requête à la cour européenne de justice pour juger les gendarmes génocidaires du printemps noir de 2001.

Les membres de la délégation du MAK avec la participation amicale des membres du CMA ont exhorté les membres de la communauté européenne et du conseil de l’Europe à faire pression sur Alger pour que cesse le déni identitaire qui frappe la Kabylie. Reçus par la députée européenne des Verts, d’origine kabyle, Mme Malika Benarab-Attou et M. François Alfonsi, élu corse du PNC. Ils ont surtout exprimé leurs craintes à l’évolution de la situation sécuritaire en Kabylie que le pouvoir algérien essaye de maintenir en ébullition pour justifier le maintien de moyens militaires colossaux sur le terrain. Les députés européens sont sensibles à la situation des droits de l’Homme en Kabylie.

La célébration prochaine du printemps noir laisse craindre le pire en Kabylie. L’assassinat ce matin du chef de la police Ali Tounsi par un commissaire de son propre service sonne-t-il le début de la purge? Est-ce le début d’un nouveau cycle de violence par le truchement duquel le clan d’Oujda tenterait de se pérenniser au pouvoir? Continuera-t-on à Alger à communiquer par massacres interposés? Une chose est sure la Kabylie ne se laissera plus conduire vers l’abattoir sans broncher.