Fondation du colonel Amirouche: Les hommes du pouvoir en force à côté de Nordine Ait Hamouda

15
fondation colonel amirouche

Décidément la Fondation du Colonel Amirouche a tout l’air d’être une officine du pouvoir algérien. Alors que tous les observateurs sincères s’attendaient à ce que des hommes libres soient présents en force à la création de ladite Fondation, samedi dernier, au Musée du Moudjahid de Tizi-Ouzou il se trouve que la cérémonie en question avait l’air d’être une réunion nationale du comité central du Front de libération nationale (FLN).

D’abord, par le nombre important d’hommes du pouvoir qui ont « honoré » de leur présence l’événement. C’est le cas, entre autres, du Ministre des Moudjahidine Tayeb Zitouni, des anciens Ministres ou hauts « cadres » de l’Etat algérien comme Chérif Abbas, Chérif Rahmani, Meziane Chérif, Ouali Ait Ahmed et la liste est encore longue. Ensuite par les allures ayant prévalu durant la cérémonie où la langue de bois et le populisme ont dominé plus que tout autre critère. Ceux qui pensaient que le Ministre des Moudjahidine était là, juste en tant qu’invité, se sont trompés puisque la parole a été donnée à Tayeb Zitouni qui a promis d’aider cette Fondation sans dire, bien sûr, en contre partie de quoi ?

Il y a quelques jours, le premier novembre dernier, Nordine Ait Hamouda a été vu sur plusieurs chaines de télévisions algériennes au moment où il s’affichait avec de hauts responsables militaires algériens à l’occasion de la baptisation de certaines infrastructures militaires au nom de Colonels de l’ANP. Il semble donc que Nordine Ait Hamouda, après son éjection du RCD, a décidé de s’afficher publiquement en compagnie des représentants du pouvoir. Et d’aucuns n’hésitent pas à tirer la conclusion que la Fondation qui vient de naître n’est qu’un prétexte pour atteindre d’autres desseins. En tout cas, c’est un secret de polichinelle que les Fondations, du moins la majorité, roulent toute directement ou indirectement au service du pouvoir. Les exemples sont fort nombreux. Celui de la Fondation Matoub Lounes est l’un des cas les plus édifiants.

Idir Ait Djennad