Les forces coloniales arboislamistes toujours en action contre Mr. Ahmed Amrioui

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Axxam n Tmusni DR Tamurt

KABYLIE (Tamurt) – Un cours de rattrapage scolaire, dans le village Ilwennisen en Kabylie, a fait peur au pays le plus vaste d’Afrique, mais très rapide dans ses mesures répressives. Mr. Ahmed Amrioui et sa femme, ont voulu comme le font beaucoup de citoyens européens en Afrique ou ailleurs dans le monde, aidé les jeunes kabyles à s’en sortir dans le domaine scolaire et dans leur langue maternelle. Le lieu de rencontre pour aide scolaire  était un garage transformé par les enfants kabyles qui n’ont pas hésité à mettre les mains dans le « charbon » pour lui donner une empreinte du terroir kabyle. Ce centre de loisir et d’ouverture d’esprit, portait un nom kabyle formidable : AXXAM N TMUSNI (La Maison du savoir).

Les autorités colonialistes araboislamistes d’Alger, pour qui le savoir est antinomique avec leur idéologie obscurantiste, a vite fait de sortir sa propagande anti-kabyle et finalement fermer ce garage, qui peut-être un jour aurait pu voir germer des Steve Jobs (Apple), Bill Gate (Microsoft), Marc Zuckerberg (Facebook) Kabyles. Mais les déboires de notre ami Ahmed Amrioui n’ont pas pris fins.

Encore une fois, lors de son dernier voyage, de Janvier en Kabylie il fût arrêté et interrogé pendant sept heures par les forces répressives coloniales à Tizi-Wuzzu. L’acharnement psychologique, subi par Ahmed Amrioui est digne du KGB, l’ancienne école de la SM ou du DRS. Sa génération, certes jeune pendant la guerre d’Algérie, a vu comment ont été maltraités leurs parents et les kabyles par les forces d’occupation du colon français.

Parceque refusant d’être un vassal de l’Araboislamisme et la violence,  Ahmed Amrioui subit dans les faits, ce que l’armée coloniale française a employé pour les indigènes kabyles afin de les réduire au silence. En 1962, l’armée coloniale française a quitté la Kabylie !

On vous livre un résumé de son calvaire subit dans la patrie, qu’il l’a vu naitre et qu’il voulait libre et démocratique :

« Le matin vers 8.30, j’ai déposé une voiture  chez un mécanicien pour une réparation qui allait durer plus d’ une journée et je me suis rendu à pied à l’ arrêt des autocars pour rentrer chez moi. Sur la voie publique, j’ ai été intercepté par un policier avec cette phrase : » j’ ai une question pour vous, venez avec moi!. » Je l’accompagne à une guérite sur le trottoir où attendaient deux messieurs en tenue civile.

Le policier m’arrache mon cartable et examine le contenu, objet par objet sans mon autorisation.  Je l’ai prié à plusieurs reprises de ne consulter que les pièces d’identité, mais ils m’ ont fait comprendre  qu’ ils ont une autorisation de visonner tout sans  restrictions. Ainsi ils examinèrent entre autres des documents contenants mes comptes bancaires, les mots de passes, mes photos privées, etc..

Environ 20 minutes plus tard, une voiture avec quatre policiers à bord arrive. Ils se parlent   un moment et la voiture refait demi-tour. Dix  minutes plus tard un fourgon de police arrive et après une courte discussion entre- eux, on m’ordonne de monter dans le fourgon aménagé en prison, sans aucune explication ni réponses à mes multiples questions. On me dépose au commissariat central de Tizi-Ouzou. Au commissariat, après une procédure de contrôle et d’enregistrement d’identité, il s’en est  suivi un interrogatoire qui a duré environ sept heures  avec pas moins d’une douzaine d’agents de différents services.

À plusieurs reprises, durant l’interrogatoire, il m’est demandé de confirmer qu’ il n y a eu à aucun moment une agression physique. En effet on ne voyait sur mon corps aucune blessure, mais  la nature du traitement  durant toute cette journée laisse des séquelles,  pour une personne innocente et âgée, beaucoup plus graves  qu’ une torture physique.

Voici quelques exemples de dépassements que j’aurais plutôt souhaités physiques parce que guérissables:

– on inspecte des documents et écrits strictement privés et personnels malgré mon refus,
– un manque de respect et un rejet caractérisé quand il s’agit d’une demande de protéger la vie privée,
– user d’un ton haineux et sans respect me sommant de m’exprimer en une langue que je ne maîtrise pas,
– on m’a retiré de la poche intérieure de ma veste des objets usant la force ,
– on a ignoré ma demande de ne pas visionner les photos privées de mes enfants ou de ma femme,
– On m’a retiré mon smart phone, on m’a sommé de leur dicter le code et un policier en civil a retiré la carte mémoire et me l’a confisquée.
– j’ai attiré leur attention et leur ai remis ma carte d’handicapé physique et mentionné ma maladie d’apnée, mais à aucun moment pendant toute la journée il était question de boire ou manger.

Hsen Ammour