Fréha : le siège de la mairie fermé par les citoyens

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KABYLIE (Tamurt) – Les habitants de Tizi Ouzou continuent d’avoir recours aux actions de protestation de rue afin de déplorer leurs conditions de vie et de dénoncer l’absence de l’Etat qui ne réagit guère à leurs doléances.

La dernière action en date, de ce genre, a eu lieu hier mardi dans la commune de Fréha dans la wilaya de Tizi Ouzou. En effet, le siège de l’Assemblée populaire communale (APC) de Fréha a été pris d’assaut dès la première heure de la matinée par des citoyens en colère et qui ne savent plus à quel saint se vouer. Il s’agit des habitants du village Hamri, qui dépend administrativement de la commune de Fréha. Les citoyens en question ont déclaré avoir épuisé toutes les voies du dialogue. Ils ne leur restaient de ce fait que d’opter pour cette action de protestation musclée.

En effet, en plus d’un rassemblement de protestation observé durant toute la journée devant le portail d’accès principal de la mairie, les protestataires ont également fermé le siège de l’APC, empêchant ainsi tout accès à l’intérieur du siège ainsi que toute activité. Les protestataires et leurs représentants ont déclaré à l’occasion de la tenue de cette action qu’ils en ras le bol car les conditions de vie au village Hamri sont tout simplement intenables. Ils révèlent ainsi que le village n’est même alimenté en électricité ni en eau. Le ramassage des ordures ménagères n’est pas assuré depuis dix ans dans ce village où l’assainissement fait également défaut. L’hygiène est donc absente sans oublier l’état catastrophique où se trouve l’école primaire du village dépourvue même de chaises pour les élèves. La même école est également dépourvue de cantine scolaire.

Nous avons appris, hier en fin de journée, que le chef de daïra de Fréha a reçu une délégation des protestataires. Le responsable local s’est engagé à envoyer une commission avant la nuit afin de relever de visu tous les problèmes ssoulevé et d’entreprendre, ensuite, les démarches nécessaires pour la prise en charge des doléances exprimées. Quant au maire de Fréha, il a déclaré à la presse que les moyens dont dispose l’APC ne peuvent pas prendre en charge tous les problèmes en question.

Tahar Khellaf