Front des Forces socialistes : La quasi-totalité des nouveaux secrétaires nationaux sont des kabyles

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KABYLIE (Tamurt) – Le Front des Forces Socialistes (FFS), appelé communément et à tort ou à raison, le plus vieux parti d’opposition, continue d’entretenir sciemment la confusion et le mensonge en prétendant être un parti de dimension nationale. Une autre preuve qu’il n’en est rien vient encore d’être apportée par la nouvelle composante du secrétariat national du parti qui n’a de national que le nom.

Ainsi, la quasi-majorité des nouveaux secrétaires « nationaux » du FFS sont des kabyles qui résident et travaillent dans les wilayas de Tizi Ouzou et Bgayet. On peut en citer quelques uns à titre illustratif : le secrétaire national aux relations avec le mouvement estudiantin, BOUSSEKINE Massinissa, le secrétaire national chargé de la promotion de la jeunesse : IDDIR Koceila, la secrétaire nationale à la formation : SMAIL Nabila, le secrétaire national à la communication : ABBOU Jugurtha, le secrétaire national au développement du parti : BOUAZIZ Farid, le secrétaire national aux relations avec les institutions et les partis : KLALECHE Mohamed, le secrétaire national à l’analyse et à la prospective : TAMADARTAZA Moussa, le secrétaire national aux transitions énergétiques : AIT SI LARBI Sid Ali, le secrétaire national au développement durable : ACHIR Mohamed, le secrétaire national aux finances et à l’administration : LEMDANI Madjid.

Le FFS continue d’entretenir l’illusion d’être un parti national algérien alors que son exécutif est composé, dans sa presque totalité, de kabyles, en plus de ses cadres dirigeants. Ceci sans parler du fait qu’à chaque nouvelle élection, municipale ou législative, ce n’est que dans les wilayas de Kabylie que le FFS parvient à arracher des sièges. Malgré une infinité de concessions concédées par le FFS aussi bien au pouvoir qu’au reste de l’Algérie, ce parti n’a jamais réussi à percer en dehors de la Kabylie. Et même en Kabylie, le FFS ne cesse de perdre du terrain.

La preuve, c’est qu’on ne retrouve aucune ancienne figure connue du FFS au sein de la liste des membres de son secrétariat national. Ces derniers ont tous fui un parti dont il ne reste des idéaux ayant présidé à sa création qu’un lointain et mince souvenir. Aussi mince que l’électorat du FFS ces dernières années. Même en Kabylie qui était, durant les années quatre-vingt-dix, le fief du FFS.

Tahar Khellaf  

2 COMMENTAIRES

  1. Partipationnisme = collaborationnisme = soumission au Régime militaro-mafieux

    La participation arrange d’abord le Pouvoir militaro-mafieux, qui en a besoin pour assurer sa façade (faussement) démocratique, lui permettant un minimum de crédibilité, de fréquentabilité / acceptabilité, que lui exigent les Puissances impériales et néocoloniale occidentales qui l’adoubent et le soutiennent, qui veulent des Régimes autoritaires, forts, assurant une certaine stabilité (hum!), et un rôle de sous-traitant …..

    Pour revenir à nos partis morts et foutus, leur participation aux mascarades électorales y est pour une grade part, car la population les perçoit comme traitres, harkis, collabos’ du Régime militaro-mafieux honni et rejeté …..

    De ces partis-officines, complètement domestiqués et vassalisés par la SM-DRS, il n’en reste que leurs staffs, leurs direction, quelques dirigeants (dirigés d’en haut)  » attirés irrésistiblement par la mangeoire « , cherchant sans cesse le pouvoir, les postes, l’argent facile, les villas et appartements luxueux, les grosses 4/4, les avantages et privilèges, les trafics en tous genres, les commissions occultes et retro-commissions, les hôtels et motels pleins d’esclaves sexuelles toutes jeunes et brunes… …

    Tout parti participationniste est dans le giron du Régime militaro-mafieux (SM-DRS)….. Et la population le rejette et l’exclut.

  2. Si des Kabyles accéptent que l’arabe soit le veihicule de leur identité c’est qu’ils ne sont pas conscients que le symbole est l’animateur du soi. Si bien que la grande erreur stratégique a étè pour Abane d’avoir dissocié la vision symbolique culturelle de la stratégie politique.
    Contrairement à ce que pense Mr Saadi, dès que l’on sort de la hierarchisation de cette chaine de valeur on est perdant. C’est la cause qui fit que Abane malgré le genie de sa stratégie, ayant subordonné l’identitaire et le symbolique au conjoncturel, stratégique et politique, il a finit non seulement par accépter que l’on déconstruise les thèses du congres de la Soummam, au Caire, mais c’est la cause aussi de son élimination: parce que ses adversaires obeissent à la cohèrence de leurs hierarchie des valeurs qui consiste en ne pas vaincre à moitié mais éliminer tout ce qui pourrait un jour contredire la prise du pouvoir par l’arabislamisme. En effet ils ont éliminé jusqu’aux derniers temoins.
    Un Etat c’est la cohérence entre symbolique, culture et politique, les Kabyles en adhèrant à l’arabisme- meme partiel de l’Etat- doivent s’autocensurer dans leurs valeurs pour faire vivre une chimere appellée l’Algerie. Un songe contre une réalité plutot désarmante. Le pays est défiguré il est plus la périphérie du Caire. Le symbolique alimente le culturel qui se materialise en politique. En la reproduisant, la societé enrichit à travers le temps la symbolique du passé. La discontinuité est lisible dans un fait grave: l’Algerie qui revendique à juste tire la reconnaissance des crimes contre l’humanité du colonialisme fait semblant de ne rien voire quant il s’agit du masscre d’Etat de 63 en Kabylie. Dans la meme ligne symbolique donne une lecture politique perverse: le FFS demande au meme Etat arabe la reconnaissance du statu de « martyre » aux morts de 63. De ce fait il reconnait la moralité politique du régime – qui martyrise le peuple depuis 62- et donc le pouvoir discretionnaire dans la reconnaissance de qui est martyre.
    Saadi et Ait Ahmed ont sacrifié cette dimension sur l’autel du pouvoir. Laissant ainsi à l’Etat/arabe issu du coup d’Etat contre le Gpra la faculté d’indiquer ce que devait etre l’Algerien. En effet, ils se reclament de l’arabité alors que les arabes n’en veulent pas d’eux. C’est comme etre complice de son cancer….

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