Gaïd Salah interdit la capitale algérienne aux Kabyles, vivement la République de Kabylie

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CONTRIBUTION (TAMURT) – La nébuleuse « révolution de Facebook » que manipulent les agents de la police politique n’accouchera, comme je l’ai prédit depuis son début, que d’une souris, voire de gros rats d’égouts couverts de bactéries. Agression contre les femmes, interdiction de critiquer la junte militaire, diabolisation des intellectuels, stigmatisation du drapeau amazigh et cerise sur le gâteau : prohibition aux Kabyles d’accéder à Alger, capitale de leur chère patrie, l’Algérie.

À la vue des vidéos de forces de répression algériennes signifier brutalement aux Kabyles, en pleine autoroute, qu’ils doivent rebrousser chemin et retourner dans leur montagne, je me suis dit CHAH! Bien fait pour ces éternels amnésiques. Je me suis aussi poser plusieurs questions naïvement. Pourquoi les Kabyles continuent-ils de croire à un avenir commun avec les Algériens? Pourquoi persistent-ils à vouloir imposer leur vision aux autres peuples de ce territoire en ce qui a trait à l’école, à la laïcité, à la primauté du civil sur le militaire et à beaucoup d’autres questions fondamentales pour le vivre ensemble. Inutile de développer un discours victimaire et ou de s’attaquer aux Algériens. Au contraire, il y a lieu de les remercier pour leur sincérité et leur franchise. Ils l’expriment brutalement et de façon on ne peut plus claire depuis 70 longues années, soit depuis la crise anti kabyle provoquée par le chef du MNA Messali Hadj.

Le problème ne concerne nullement les Algériens, il réside dans l’ADN de nous autres Kabyles. Ou du moins chez certains d’entre nous. Pourquoi cherchons-nous à vivre dans un pays où nous seront toujours minoritaires? Souffrons-nous d’un masochisme collectif? Comment expliquer cette servitude volontaire? Cette envie de plaire aux autres plutôt d’être tout simplement nous-mêmes comme le préconisait Matoub Lwenas? Des questions légitimes qui méritent beaucoup de recherches et de débats. Les historiens, les sociologues, les psychologues et les psychiatres doivent sérieusement s’atteler sur ces questions pour essayer d’apporter des éléments de réponse.

Après 70 ans de racisme systématique et d’un apartheid nauséabond dont sont victime les Kabyles de la part des Algériens, le temps de l’introspection a sonné pour le peuple kabyle. Faisons de ce 20 avril 2019, une journée réflexion et de remise en cause. Bannissons le culte de la personnalité et le « zaïmisme » maladif et misons sur l’intelligence collective et l’alternance aux responsabilités. Soyons à la hauteur du peuple kabyle et arrêtons de réduire ses aspirations à de simples parades folkloriques ou des marches improvisées une fois par année.

Unissons-nous autour de projets et non pour flatter le nombrilisme de certains leaders autoproclamés qui ne pensent qu’à leur petite personne. Proposons enfin au peuple kabyle un projet viable afin de jeter des bases solides pour l’édification d’un État Kabyle garant d’un meilleur avenir pour les jeunes générations.

Linda At- wali

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