GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE – 5O ANS D’INDEPENDANCE DE L’ALGERIE

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COMMUNIQUE (Tamurt) – De Si Muhand Amqran At Vuâda ET Velaid Ait Medri (insurrection du FFS en 1963) aux enfants du Printemps Noir de 2001-2003, en passant par Krim Belkacem, Ali André Mecili, Matoub Lounès, Mouloud Mammeri, Ameziane Mehenni, les militaires kabyles envoyés se faire tuer au combat, contre le Maroc au nom du Sahara Occidental, ou en Israël au nom de la Palestine, les « bavures » militaires depuis le quadrillage de la Kabylie par les troupes du régime en 2004, sans oublier les victimes kabyles attribuées la plupart du temps au terrorisme islamiste avec lequel il a toujours été de mèche, on peut évaluer sans risque de se tromper le nombre de Kabyles tués à plusieurs dizaines de milliers de personnes. L’emprisonnement pour des revendications démocratiques a surtout visé les Kabyles, dont des milliers ont été torturés.

Les officiers kabyles dans l’armée algérienne sont envoyés prématurément en retraite et brisés dans leur carrière. Ceux d’entre eux qui réussissent à gravir les échelons n’y parviennent qu’au prix du reniement de leur origine et de leur passage au statut d’ennemis acharnés de la Kabylie.

Les hauts fonctionnaires d’origine kabyle n’accèdent aux postes de commandement que lorsqu’ils acceptent de jouer le rôle de Kabyles de Service, d’être les instruments de la politique antikabyle de l’Algérie.

La fiscalité contre les commerçants kabyles est insupportable et les entreprises établies en Kabylie sont toutes poussées à se délocaliser dans d’autres régions.
Les projets économiques sont systématiquement bloqués en territoire kabyle et détournés vers d’autres coins du pays, où les conditions de leur réalisation sont pourtant beaucoup plus défavorables.

Toutefois, les blessures inguérissables ne sont pas que physiques mais également morales. Le déni d’existence opposé à la Kabylie, qui n’a même pas de statut administratif, le déni opposé à son peuple et à sa langue, les humiliations… sont aussi impardonnables que les assassinats et les tortures. C’est ce même pouvoir qui s’apprête à fêter ce cinquantenaire qui est le véritable séparatiste, car c’est lui qui, depuis la confiscation de l’indépendance, élargit chaque jour davantage, le fossé entre l’Algérie de plus en plus arabo-islamisée et la Kabylie toujours attachée à ses racines.

Livrer les enfants kabyles à l’arabisation, l’islamisme intégriste, l’insécurité, le chômage et la drogue a pour but de les détourner de leur combat pour leur langue et leur identité, pour le droit à la reconnaissance et à l’autodétermination de la Kabylie ; bref, de les détourner d

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