Grande manifestation scientifique et culturelle à Boudjima

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SOCIÉTÉ (Tamurt) – C’est le cas par exemple des maisons d’éditions Alpha, Arhab, Koukou, des gens de plume tels que le célèbre caricaturiste Slim, Cheikh Samir, Ali Akermoun et tant d’autres. Le programme arrêté par les organisateurs est d’une richesse incontestable tant par la variété que par le contenu. En effet, à l’activité classée en continu, il y a lieu de relever les multiples stands réservés aux expositions de livres lesquels étaient destinés à la vente dédicace, des ateliers d’animations et de créations jeunesse au stand occupé par la Ligue des arts cinématographiques et dramatiques (LACD), l’atelier d’écriture animé par Keltoum Saali, une exposition sur le thème « le patrimoine de l’eau en Algérie et en Méditerranée » par l’Association de Réflexion, d’Echange et d’Actions pour l’Environnement et le Développement ( AZRRA-ED) et, enfin, une exposition de peintures. Et parallèlement à ce programme inscrit en « continu », les organisateurs ont retenu pour cette première journée de la manifestation des rendez-vous de communications.

Le premier n’est autre qu’une conférence animée par l’intellectuel Youcef Merahi autour du thème « l’écriture et l’édition en langue amazighe ». Après l’intervention de Youcef Merahi, la tribune sera occupée par les universitaires, Mme Ferroudja Ousmer et Hacène Metref, dans le cadre d’une table ronde ayant pour thème « lecture publique ». Mme Ferroudja Ousmer et Hacène Metref répondront à l’occasion de ce rendez-vous aux différents questionnements concernant le peu d’engouement pour la lecture en Algérie par la jeunesse. Ces deux universitaires partiront du constat que « le développement de la lecture publique est l’affaire de tous. Bien entendu, les pouvoirs publics sont les premiers concernés, car ils ont tous les leviers pour instaurer un plan national de la lecture (…) ». Après cette table ronde, l’intervention devait être effectuée par les élèves du collège de Boudjima dans le cadre d’une lecture théâtralisée. Cette première journée sera clôturée par la projection du film intitulée « la Colline oubliée » en hommage au défunt metteur en scène, Abderrahmane Bouguermouh.

Pour la journée d’aujourd’hui, il figure au programme une conférence qui sera animée par le journaliste et écrivain algérien, Rachid Mokhtari, autour du thème « le roman algérien post-I988 : personnages cherchent fiction ». Après l’intervention de Rachid Mokhtari, suivront des lectures par l’atelier d’écritures. Suivra enfin la projection d’un film documentaire réalisé par Caroline Philibert et Luc Thiébaut et titré « A chacun son Algérie ». Nous devons signaler enfin que les stands réservés à l’exposition livresque sont loin de l’indigence. En effet, les exposants ont répondu à tous les goûts en matière de lecture. Le visiteur peut y trouver de la littérature destinée à l’enfance jusqu’aux écrits destinés au lectorat intellectuel.

Saïd Tissegouine