Grave dérapage de Abderrezak Dourari à Tizi Ouzou : « Amar Mezdad est loin d’être un romancier »

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CULTURE (Tamurt) – Abderrezak Dourari, actuellement directeur du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNLPET) vient encore de surprendre tout le monde avec de nouvelles déclarations pour le moins cocasses et incompréhensibles où il dénie le statut de romancier à Amar Mezdad, qui est pourtant la référence numéro 1 de la littérature d’expression kabyle. Abderrezak Dourari a pris la parole lors du débat ayant suivi la cérémonie où ont été honorés, jeudi dernier, les trois écrivains kabyles, Rachid Boukherroub, Lynda Koudache et Mustapha Zarouri, à la bibliothèque principale de la ville de Tizi-Ouzou.

Abderrezak Dourari a ainsi ouvert le feu, non seulement sur Amar Mezdad, mais aussi sur Rachid Alliche. Abderrezak Dourari, qui n’a pourtant jamais rien écrit en langue tamazight puisqu’il ne la maîtrise pas tout simplement (même oralement, il faut toujours le rappeler) a trouvé opportun et juste de s’attaquer à Amar Mezdad, l’auteur kabylophone le plus prolifique et le plus reconnu. « Amar Mezdad est loin d’être un romancier. Ses livres ne répondent pas aux normes scientifiques requises en la matière », a déclaré Abderrezak Dourari à la grande stupéfaction de tous les présents à commencer par les trois romanciers primés par le jury du Prix « Assia Djebbar », respectivement en 2015, 2016 et 2017.

On ne sait pas à quoi pourrait servir de telles attaques méchantes et gratuites contre le symbole le plus important de la littérature kabyle, qu’est Amar Mezdad, surtout qu’on donne le nom de Abderrezak Dourari pour présider la future Académie algérienne de la langue amazighe. Abderrezak Dourari, lors de la même rencontre, a descendu en flammes les romans de Rachid Alliche. Pour Dourari, Rachid Alliche n’est pas, non plus, un romancier et ses livres sont plutôt « une succession de slogans identitaires n’ayant aucun rapport avec la noblesse de la littérature ». De tels dérapages feront-ils réagir les écrivains kabyles dont la vénération pour Amar Mezdad ne souffre d’aucun équivoque ou appliqueront-ils les consignes d’un célèbre proverbe concernant la meilleure attitude à adopter dans ce genre de situation ?

Tarik Haddouche