Grave dérapage d’El Hadi Ould Ali : « Si Matoub était vivant, il aurait soutenu Bouteflika »

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ALGÉRIE (Tamurt) – Si la Fondation Matoub ne réagit pas à une telle infamie, c’est qu’elle se rend complice de cette atteinte gravissime à la mémoire de Matoub Lounes. En effet, le tristement célèbre El Hadi Ould Ali n’a pas hésité à déclarer, cette semaine au cours d’une conférence de presse, que : « si Matoub Lounes était vivant, il aurait soutenu le Président Abdelaziz Bouteflika ».

C’était lors d’une conférence de presse, et en réponse à une question qui lui a été posée par une journaliste sur le fait qu’il est un personnage honni dans sa région natale, la Kabylie, où il est qualifié de traitre à cause du fait qu’il a tourné le dos à son peuple et rejoint le camp ennemi. El Hadi Ould Ali, qui ne peut même pas traverser la ville de Tizi-Ouzou, par peur d’être lynché (comme cela fut le cas à Taourirt Moussa, il y a quelques années, n’hésite pas à franchir le Rubicond en s’en prenant ainsi de cette manière osée au plus grand symbole de la Kabylie et de la berbérité. El Hadi Ould Ali n’aurait pas osé insulter ainsi Matoub Lounes s’il ne s’était pas garanti auparavant « l’amitié » de sa sœur Malika Matoub qui n’a esquissé aucune réaction jusque-là suite à ce grave dérapage de cet ancien kabyle.

Pour rappel, depuis qu’il trahi la Kabylie, El Hadi Ould Ali ne peut plus se rendre dans cette région  qu’entouré d’un véritable bataillon de gardes du corps et de policiers. Il lui arrive aussi de se rendre en Kabylie incognito comme il l’avait fait le jour de l’enterrement de Hocine Ait Ahmed à Michelet. Ce jour-là, El Hadi Ould Ali s’était caché dans une ambulance de peur d’être lynché. Alors que lors de l’une des commémorations de l’anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounes, au village Taourirt Moussa, c’était Malika Matoub qui l’avait extirpé aux mains et à la colère des centaines de jeunes kabyles, devenus soudainement enragés à sa vue. Malika Matoub lui avait rapidement ouvert la porte de la maison pour s’y réfugier. La contre partie, la majorité des observateurs la connaissent.

Tahar Khellaf