Grave dérapage du ministère de l’Education : L’enseignement de tamazight soumis au vote en Algérie

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Enseignement de Tamazight
Enseignement de Tamazight

TAMAZGHA (Tamurt) – Le ministère de l’Eduction nationale vient d’adresser une note aux directeurs de l’éducation des wilayas afin de soumettre au vote l’enseignement de la langue Tamazight. Ainsi, les directeurs de l’éducation des wilayas algériennes  ont été instruits de contacter les parents d’élèves afin de demander leur avis sur cette question : « est-ce que vous voulez que vos enfants étudient la langue tamazight à partir de la rentrée scolaire de septembre prochain », est la question qui sera posée aux parents d’élèves.

C’est en fonction des réponses qui seront obtenues à l’issue de ce vote que le ministère de l’Education nationale algérien décidera si, oui ou non, la langue tamazight sera enseignée dans telle ou telle wilaya. Il s’agit d’une démarche surprenante qui intervient deux ans après que Tamazight a été reconnue comme langue officielle, après avoir théoriquement bénéficié du statut de langue nationale, en 2002, dans la constitution algérienne. Ce vote est en contradiction totale avec le discours officiel, ressassé à satiété par les hauts responsables algériens et leurs relais locaux notamment en Kabylie, et qui stipule que tamazight, langue, culture et identité, concerne tous les algériens.

C’est aussi en contradiction avec les déclarations de Nouria Benghebrit, la ministre de l’Education nationale concernant une supposée généralisation de l’enseignement de Tamazight à partir de l’année scolaire prochaine. Il contredit aussi les déclarations et les assurances de Assad Si El Hachimi, le secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité. Ce dernier, à maintes reprises, a affirmé que la généralisation de l’enseignement de tamazight se fera pour le plus tôt possible.

Mais la réalité du terrain vient d’infirmer tout cela. Le fait que tamazight soit soumise à un « sondage-vote » pour son enseignement dans les wilayas algériennes autre que la Kabylie (où l’enseignement de tamazight se fait le plus normalement du monde depuis des années et où il est en nette progression d’année en année) relance indubitablement le débat sur la nature de « la reconnaissance » de tamazight comme langue officielle, en 2016, ainsi que sur les objectifs réels de cette démarche populiste. Pour rappel, l’enseignement de la langue arabe a été imposé, de force, aux kabyles à partir de 1962 et plus particulièrement à la fin des années soixante-dix, avec l’entrée en vigueur de l’école fondamentale, ayant détruit plusieurs générations d’algériens.

Tahar Khellaf

30 COMMENTAIRES

  1. la question a pose est « est ce que vous voulez que vos enfents soient eduiqes dans la langue arabe  » !!! Je vous prie de croire que 90% des parents diront non! Quand a cette idee de Bengharbelle, elle montre qu’elle fait partie d’ume mafia arabo-khorotoiste incorrigible

    • Quand est ce vous allez comprendrez ce n’est que dans une Kabylie indépendante que notre langue deviendra officielle pour les kabyles qui s’accrochent à leurs Algérie arabo islamique cette sortie du ministre j’espère leurs fera changer d’avis.

  2. on doit également soumettre au vote l’enseignement de la langue arabe en Kabylie. c’est aux Kabyles et à eux seuls de décider dans quelle langue leurs enfants recevront l’enseignement.

  3. La liberté s’arrache et ne se donne pas. Il faut appliquer la réciprocité dans les zones amazighs. Eker ammis oumazigh…

  4. IL faudra aussi demander aux parents Kabyles ce qu’ils pensent du fait que leurs enfants apprennent la langue des envahisseurs avant même d’étudier celle de leurs ancêtres. Au moins les choses seraient claires. Mais faut pas rêver ce sera toujours deux poids deux mesures, tant que nous resterons accrochés aux basques du système araboislamiste algérien pour lequel la liberté des uns ne sera jamais celle des autres. Toujours prompts à dénoncer les injustices commises sur toute la planète (impérialisme,sionisme, xénophopie etc..) ils feraient mieux de balayer devant leur porte avant de critiquer l’univers .

    • Loumis
      C’est honteux de parler de la sorte d’une langue des envahisseurs, c’est qui l’envahisseur ? tout le monde a sa place avec son identité et ses particularités, j’ai du mal à comprendre ce raisonnement qui n’a ni tête ni queue, vous passez votre vie à vous plaindre de cette indifférence en matière de reconnaissance, comment voudriez vous l’obtenir, revendiquer et militer pour une cause aussi noble soit elle, requiert une attention de tous les instants à des vétilles qu’on tient pour acquises chez soi….. pour conclure le constat est amer vous n’arriverez jamais à fédérer les autres régions et surtout les chaouis
      un chaoui qui parle vrai !!!

      • s chaoui Charité bien ordonnée commence par soi même; le « chaoui »occupe toi des tiens arabisotés à 95% et laisse nous gérer notre peuple .Ce sera mieux pour tous; un vrai chaoui berbère nous soutiendrait et lutterait avec ses frères de sang au lieu de s’allier avec ceux qui ont tué la KAHINA . L’Histoire est un éternel recommencent !

  5. Moi je dis, il faut commencer à traduire toutes les sciences en Tamazight pour se préparer à quitter la langue Arabe et l’islam définitivement !!!!

  6. Soyant intelligent un peu ? le régime essaye de renouveller ces vieilles méthodes ??
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_interculturelle

    Méthode en psychologie interculturelle comparative
    Actuellement, les recherches en psychologie interculturelle comparative s’inspirent souvent des récits des ethnologues et des anthropologues2. La particularité de ces récits est qu’ils décrivent en profondeur les peuples, ainsi que leurs us et coutumes. En effet, les chercheurs restent sur leurs terrains d’étude durant une assez longue période (de quelques mois à quelques années) et manient donc assez bien la langue du groupe. Ils sont ainsi capables de mieux comprendre les enjeux culturels, les institutions, les dynamiques et les changements au sein du groupe et de sa culture11.

    La Human Relations Area Files (HRAF) (en), est une organisation internationale fondée en 1937 à l’Université de Yale. Elle se donne pour mission la collection et la classification de toutes les connaissances sur les cultures et les sociétés qui existent dans le monde. Elle reste, cependant, une base d’analyse très controversée dans le milieu mais elle a comme avantage le regroupement d’informations sur plus de 350 sociétés (Retschitzky, Bossel-Lagos et Dasen, 198911). Deux types de classification sont faites dans son système d’archivage et permettent un usage facilité de l’outil: la première en fonction de la localisation du groupe culturel, et la seconde en fonction d’aspects plus spécifiques. Cette base de données est donc importante et très utilisée dans le champ de la psychologie interculturelle comparative même si une certaine prudence est requise.

    Les méthodes utilisées sont celles de la psychologie et tiennent compte du contexte dans lequel les cultures évoluent, leurs milieux écologiques, les facteurs socio-culturels mais également des variables psychologiques qui découlent de ces facteurs telles que les valeurs et les attitudes11. La méthode d’analyse est complexe, et ce pour différentes raisons. En tout premier lieu, car elle est décrite comme une approche « éthique », c’est-à-dire qu’elle étudie la vie d’un groupe à partir d’une position extérieure à celui-ci. Le problème de ce type d’approche est qu’il court le risque d’imposer des conceptions théoriques à des entités qui ne font pas partie du même cadre culturel, et par conséquent de ne pas rendre compte des faits étudiés. C’est ce que l’on peut aussi appeler le biais ethnocentrique. Une autre difficulté est de parvenir à maintenir l’équilibre entre la compréhension des faits culturels locaux et la généralisation de ceux-ci.

    Enfin, une question qui se pose lors de l’étude des groupes est la délimitation même du groupe, de ses frontières, de ses limites et des personnes qui en font partie. Raoul Naroll propose en 1965 la notion de « cultunit » pour rendre compte d’un groupe de personnes qui parlent un même langage et qui appartiennent soit à un état, soit à un groupe particulier13. Cependant, les cultures ne sont pas figées et la multiplication des contacts interculturels provoque des transferts et des échanges, rendant donc la délimitation des groupes plus difficile.

  7. Le Gap ou un freinage development et psychologique ! Je pense que les Kabyles ont une avancée trés accélérés par rapport aux autres régions ! donc ils veulent de nous réduire vers le chiffre 0 et en plus avec un niet de la tutelle administrative ( Go to the heal )

  8. Tamazight ne compte pas pour des prunes !

    Azul akken ma tellam,
    J’ai n’ai vu cette information nulle part ! D’où vient-elle ? Quelle est sa source ?
    Mais si cette information est véridique, il y a en effet contradiction entre les annonces et déclarations au sujet de tamazight, notamment avec celles de Madame la Ministre qui jusque-là, a été une femme extraordinaire, active, compétente, intelligente, courageuse et digne du plus grand respect.

    Étant donné le statut de langue nationale et officielle de l’arabe et du berbère, dans ce cas, il faudrait aussi soumettre au vote l’enseignement de la langue arabe. En d’autres mots, il faudrait donc soumettre au vote/sondage le choix de la langue première et laisser ainsi s’exprimer les identités linguistiques territoriales, ce qui peut donner une assise à la régionalisation. Et ma foi, je doute qu’il y ait un changement en dehors de la Kabylie …

    Mais en l’état actuel, en dehors du cas de la Kabylie qui constitue une région ethnolinguistique homogène couverte par la bérbérophonie (au contraire du pays chaoui fortement dé-berbérisé et arabisé) et qui pourrait obtenir un statut particulier d’enseignement (berbère comme langue d’enseignement dans certaines disciplines) en gardant l’enseignement de la langue arabe, je suis contre tout sondage ou vote : les deux langues sont officielles, elles doivent être enseignées sur tout le reste du territoire, sans tenir compte des préférences ou de la volonté des parents.

    Tamazight ne compte pas pour des prunes !

    • Madame,
      Je trouve votre commentaire est froid vif, souffle par bourrasque, au lieu de s’attarder sur un commentaire marquant cruellement de cohérence, vous donnez l’impression de détenir la véracité des informations
      Sur quel indicateur ou critère vous avancez ce constat mensonger que le pays Chaoui est dé-berbérisé et arabisé, quelle est cette étude pleine de sottises qui vous permet de l’affirmer ainsi !!!! auriez vous côtoyé les Chaouis pour argumenter de la sorte, vous êtes une sociologue qui avez sillonné les plaines chaouis pour avancer cet amas de stupidités, personnellement je manifeste cette indifférence à l’égard de votre commentaire trompeur, ne parlez et n’avancez que si vous avez dans votre besace des arguments solides, je suis pour l’officialisation de la langue berbère ( langue de ma tribu les Zenetes de Babor de Ensigha nullement dé-berbérisé) seulement sur le plan la culture
      Un Chaoui qui parle vrai !!!!

      • Azul a gma acawi,
        Je suis désolée de vous avoir contrarié par une amère réalité.
        Le pays chaoui comporte des régions fortement berbérophones, mais dans son étendue, il est majoritairement arabophone et dé-berbérisé, ce qui n’est pas le cas de la Kabylie actuelle. Cela est une incontestable évidence. Vous me demandez sur quelle source je me base pour avancer cela et vous avez raison de l’exiger. Sachez, Monsieur, que je dis rarement ce que vous appelez « des sottises » et que je suis diplômée des études berbères, donc en connaissance de bon nombre d’éléments qui ne sont pas forcément à la portée de tous. C’est ainsi que concernant l’aire dite « chaouie », outre les constats d’autres berbérisants, il y a l’éminent linguiste Salem Chaker qui dans l’encyclopédie berbère, en 1989, souligne que :
        « Le fond du peuplement maghrébin est donc d’origine berbère : l’immense majorité des arabophones actuels ne sont que des Berbères arabisés depuis des dates plus ou moins reculées. Et, d’une certaine façon (historique et anthropologique), on peut dire sans polémiquer que tous les Maghrébins sont des Berbères. Mais au niveau des réalités socio-culturelles présentes, il est évident que la berbérité, la conscience d’être Berbère est liée à la berbérophonie et ne concerne plus qu’une minorité – importante – de la population. Les « Autres » se définissent (et doivent être définis) comme « Arabes » parce qu’ils sont linguistiquement et culturellement arabes. En matière de culture, la réalité est d’abord fait de conscience. » (S. Chaker, « Arabisation », Encyclopédie berbère, 6 | Antilopes – Arzuges, Aix-en-Provence, Edisud, 1989, p. 834-843)*.

        Cet article date de 1989. Depuis, comme le soulignent bon nombre d’observateurs, dont des berbérisants et militants chaouis, dans le pays chaoui, l’arabisation a pris une plus forte ampleur, notamment par l’islamisme. En somme, le pays chaoui n’est pas seulement dé-berbérisé pour être arabisé à l’excès (linguistiquement et culturellement), mais aussi islamisé à outrance, salafisé, rétrogradé intellectuellement, etc.

        Comme beaucoup d’amis chaouis et kabyles, nous espérons que le département de langue et de culture amazighes de Batna endigue le pire et soit pourvoyeur d’un renouveau linguistique et identitaire.

        Par ailleurs, je relève le caractère méprisant de votre commentaire. Les Chaouis étaient pourtant aussi connus pour le grand respect qu’ils témoignaient aux femmes (ce qui est moins le cas des Kabyles). Est-ce l’arabisation et l’islamisme qui causent ce changement de normes dans les rapports de genre?

        Aussi, je ne rentrerai pas dans une polémique. Si vous pouvez contester l’éminent et prestigieux Salem Chaker présenté comme le plus grand spécialiste de linguistique berbère que l’Afrique du Nord n’a jamais donné, je vous dis d’avance qu’il faut être fou pour le faire à partir d’une connaissance limitée, partielle et subjective du pays chaoui.

        S talwit
        Une kabyle qui se base sur la science!

        *Version mise en ligne en 2012 : S. Chaker, « Arabisation », in Encyclopédie berbère, 6 | Antilopes – Arzuges, consulté le 30 mars 2018. URL : http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/2570

        • Madame,
          vous vous êtes donnée beaucoup de mal pour aboutir à bien peu de choses, toutefois, j’ai été enchanté d’apprendre que les Chaouis étaient connus et réputés pour un respect profond à l’égard des femmes (ce qui est vrai d’ailleurs) . votre commentaire n »a pas changé grand chose à la fragilitté passagère d’un combat identitaire qui s’avère caduque car il prône la division et le rejet de l’autre, il faut vous arranger avec vos contradictions. Vous n’avez rien d’autre à faire qu’à vous donner entièrement à la recherche de quelque chose appelé « une utopie’ dont vous savez par avance que vous l’obtiendrez jamais. Quant à moi, Cher Madame, mon commentaire n’était nullement méprisant, il était de nature explicite à vocation défensif du peuple fier Chaoui aimé, apprécié et adulé par des millions d’algériens et pour finir je souhaiterais répondre de façon implicite à un certain commentaire qui mentionne que l’islam est la source spirituelle des chaouis, je suis scotché de lire cette énorme stupidité cela me pousse à déguster les rejetons du monstre lagomorphe ovipare.
          Bon week end salvateur !!!!
          Un chaoui de la tribu des Zenetes dont l’ancêtre est KAHINA notre dyia

          • Azul yAchawi,
            Je vous remercie pour votre commentaire. C’est bien vrai, j’ai écrit pour rien. J’étais trop fatiguée au point où j’ai oublié une partie de mon commentaire. C’est même un peu n’importe quoi, je vous le concède… Voici donc le commentaire réactualisé :
            ………………………..
            Je suis désolée de vous avoir contrarié par une amère réalité.

            Le pays chaoui comporte des régions fortement berbérophones, mais dans son étendue, il est majoritairement arabophone et dé-berbérisé, ce qui n’est pas le cas de la Kabylie actuelle. Cela est une incontestable évidence. Vous me demandez sur quelle source je me base pour avancer cela et vous avez raison de l’exiger. Sachez, Monsieur, que je dis rarement ce que vous appelez « des sottises » et que je suis diplômée des études berbères, donc en connaissance de bon nombre d’éléments qui ne sont pas forcément à la portée de tous. C’est ainsi que concernant l’aire dite « chaouie », outre les constats d’autres berbérisants, il y a l’éminent linguiste Salem Chaker qui le dit à plusieurs reprises :
            _S. Chaker, « Chaoui/Chaouïa », in Encyclopédie berbère, 12 | Capsa – Cheval [En ligne], mis en ligne le 01 mars 2012, consulté le 31 mars 2018. URL : http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/2107
            _E.B., Ph. Leveau, P. Morizot, J. Morizot, M.-C. Chamla, F. Demoulin, S. Adjali et S. Chaker, « Aurès », in Encyclopédie berbère, 8 | Aurès – Azrou [En ligne], mis en ligne le 20 avril 2011, consulté le 01 avril 2018. URL : http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/258

            Vous trouverez ces notices sur le site du Centre de recherche berbère de l’Inlaco : https://www.centrederechercheberbere.fr/chaouia.html.
            https://www.centrederechercheberbere.fr/aures.html.

            Depuis ces écrits, comme le soulignent bon nombre d’observateurs, dont des berbérisants et militants chaouis, dans le pays chaoui, l’arabisation a pris une plus forte ampleur, notamment par l’islamisme. En somme, le pays chaoui n’est pas seulement dé-berbérisé pour être arabisé à l’excès (linguistiquement et culturellement), mais aussi islamisé à outrance, salafisé, rétrogradé intellectuellement, etc.

            J’ajoute l’extrait d’une thèse récente (2012) portant sur « La situation linguistique dans le massif central de l’Aurès » :
            « L’intérêt pour la langue et la culture chaouies, est presque absent des préoccupations, notamment, des universitaires de la région (il suffit, d’ailleurs, de consulter la bibliographie publiée sur la langue et la culture chaouies pour le constater), qui semblent attirés, plutôt, par d’autres cultures et d’autres langues que celles du terroir. Les quelques études récentes (9), que l’on peut, d’ailleurs, compter sur les doigts d’une seule main, dans ce domaine, sur le chaoui, font de ce parler, une langue en fort recul, pour ne pas dire, en voie d’extinction. Les auteurs de ces études s’accordent, d’ailleurs sur le changement linguistique des villes de l’Aurès en faveur de l’arabe parlé et le repli de la pratique du chaoui dans les montagnes et les villages isolés. ». (Abdenacer GUEDJIBA, La situation linguistique dans le massif central de l’Aurès, p 4 à 5 de sa thèse soutenue en 2012).

            Ce thésard cite pour l’arabisation des chaouia les « Les travaux de M.L. MAOUGAL, D. FRANK, G.GHANES et G. MANAA, des travaux qui sont également souvent cités par les spécialistes en linguistique tels que S. Chaker, K. Nait Zerrad, etc.

            Je maintiens l’extrait d’un autre article de Salem Chaker sur la perte de la langue berbère, la dé-berbérisation au profit d’une arabisation et ses conséquences identitaires et culturelles :
            « Le fond du peuplement maghrébin est donc d’origine berbère : l’immense majorité des arabophones actuels ne sont que des Berbères arabisés depuis des dates plus ou moins reculées. Et, d’une certaine façon (historique et anthropologique), on peut dire sans polémiquer que tous les Maghrébins sont des Berbères. Mais au niveau des réalités socio-culturelles présentes, il est évident que la berbérité, la conscience d’être Berbère est liée à la berbérophonie et ne concerne plus qu’une minorité – importante – de la population. Les « Autres » se définissent (et doivent être définis) comme « Arabes » parce qu’ils sont linguistiquement et culturellement arabes. En matière de culture, la réalité est d’abord fait de conscience. » (S. Chaker, « Arabisation », Encyclopédie berbère, 6 | Antilopes – Arzuges, Aix-en-Provence, Edisud, 1989, p. 834-843).

            Comme beaucoup d’amis chaouis et kabyles, nous espérons que le département de langue et de culture amazighes de Batna endigue le pire et soit pourvoyeur d’un renouveau linguistique et identitaire.

            Par ailleurs, je relève le caractère méprisant de votre commentaire. Les Chaouis étaient pourtant aussi connus pour le grand respect qu’ils témoignaient aux femmes (ce qui est moins le cas des Kabyles). Est-ce l’arabisation et l’islamisme qui causent ce changement de normes dans les rapports de genre?

            Aussi, je ne rentrerai pas dans une polémique. Si vous pouvez contester l’éminent et prestigieux Salem Chaker présenté comme le plus grand spécialiste de linguistique berbère que l’Afrique du Nord n’a jamais donné, je vous dis d’avance qu’il faut être fou pour le faire à partir d’une connaissance limitée, partielle et subjective du pays chaoui.

            Je réaffirme que les chawis sont fortement islamisés et salafisés. C’est notamment pour cela qu’il abandonne généralement leurs identité, culture et langue d’origine, ce qui les met en phase avec le concept de la « ouma » qui elle nie les identités et cultures autres que l’identité et culture arabo-musulmane ou islamique.

            Cher frère, je ne vous dis pas cela pour vous offenser, mais pour vous réveiller de votre inconscience. Si vous voulez réagir, ne le faites contre moi, mais en faveur de la culture et de la langue chawies : créer un projet culturel, une bibliothèque de savoir, un site éclaireur de conscience ; un débat sur les réseaux sociaux ; un cercle de réflexion pouvant travailler dans le sens d’un renouveau identitaire, etc.

            Croyez que mon but n’est point de vous contrarier.

            S talwit
            Une Kabyle qui se base sur la science!

          • Azul,
            Je complète mon commentaire par des extraits puisés dans les notices dont je vous avais donné les références :

            « Plusieurs indices montrent que le [r]apport des Chaouis à leur langue est en cours de modification depuis quelques années. La création de plusieurs associations culturelles berbères locales, un début d’implantation des partis politiques « berbères » (RCD/FFS), le développement de la chanson moderne – à thématique volontiers identitaire, semblent indiquer que la conscience « berbère » s’est sensiblement développée dans cette région, traditionnellement discrète sur ce plan et largement dominée par les courants d’inspiration islamique (réformistes classiques (« Oulémas ») / islamistes). » (S. Chaker, « Chaoui/Chaouïa », Encyclopédie berbère, 12 | Capsa – Cheval, Aix-en-Provence, Edisud, 1993, p. 1875-1877).
            ………………………..
            Les extraits suivants sont puisé de la notice « Aures » (E.B., Ph. Leveau, P. Morizot, J. Morizot, M.-C. Chamla, F. Demoulin, S. Adjali et S. Chaker, « Aurès », Encyclopédie berbère, 8 | Aurès – Azrou, Aix-en-Provence, Edisud, 1990, p. 1097-1169) :
            « Le dialecte berbère de l’Aurès […], le second d’Algérie par l’importance démographique, est sans doute l’un des plus mal connus parmi les grands dialectes berbères. […] Le contraste avec la bibliographie consacrée au kabyle, le dialecte géographiquement le plus proche, est saisissant. Pendant toute la période coloniale française, l’Aurès est resté une région sous-administrée et sous-scolarisée, à l’écart des grandes voies de communication et d’information ; les élites locales de formation moderne y étaient pratiquement inexistantes et la Kabylie toute proche semble avoir détourné vers elle l’essentiel de l’attention scientifique des milieux universitaires français. Et la situation n’a guère évolué depuis l’indépendance : en matière de langue, les références parues depuis 1962 se comptent sur les doigts de la main. ».
            « L’intervention de l’Etat a eu tous les effets qu’on pouvait en attendre : maintien sur place et même retour des gens au pays, brassage de population par l’arrivée d’un certain nombre de fonctionnaires étrangers, acceptés non sans vives réticences parfois, arabisation par le biais d’une scolarisation de plus en plus étendue. Si les vieilles générations restent profondément attachées aux dialectes berbères locaux, les jeunes qui sont à présent en majorité les ignorent et se désintéressent de leur passé. ».
            « […] le bilinguisme berbère/arabe est très général dans cette région [région des chaouia], même en milieu féminin, et que, jusqu’à ces toutes dernières années, la fierté linguistique berbère était un phénomène rare chez les Aurésiens (sur cette question, voir : Maou-gal 1981 et 1984). Bien au contraire, ils éprouvaient généralement un fort complexe d’infériorité linguistique devant les arabophones et évitaient d’utiliser leur langue en dehors de leur communauté. On en trouve du reste un indice numérique flagrant dans les résultats du recensement algérien de 1966 : pour la wilaya de l’Aurès, centrée sur le massif berbérophone, seules 44,5 % des habitants déclarent avoir le berbère comme langue maternelle, ce qui est nécessairement non conforme à la réalité ; même dans les communes rurales de l’Aurès, la majorité de la population déclare souvent avoir l’arabe comme langue maternelle ! Pour comparaison, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, à la même date, 82 % des personnes indiquent le berbère comme langue maternelle… ».
            « En conclusion, on admettra que la population de dialecte chaouïa se situe dans une fourchette, très large, allant de 850 000 à 1 900 000 personnes. Le million de locuteurs est donc très certainement atteint et dépassé. ».
            « Ce n’est guère que depuis une quinzaine d’années que l’on perçoit un mouvement net de référence à l’identité berbère en milieu aurasien ; il transparaît notamment dans l’émergence d’une chanson moderne – fortement influencée par la chanson kabyle –, dans laquelle la thématique identitaire est très présente : en quelques années, plusieurs groupes, plusieurs interprètes comme la chanteuse Dihya (du nom berbère de la Kahina) se sont fait connaître. On en perçoit également un indice – très modeste encore – à travers l’intérêt porté à leur langue et à leur littérature par quelques chercheurs aurasiens (Djarallah, Hamouda, Maougal…, Cf. Bibliographie). »
            ………………
            Sur le site du Centre de recherche berbère (CRB-Inalco)*, concernant le chaouia, nous pouvons aussi lire que :
            • Les locuteurs du chaouia sont en majorité bilingue (arabe dialectal/chaouia) et, jusqu’à récemment, ne mettaient pas en avant leur berbérophonie.
            • Depuis la guerre d’indépendance, il y eut un exode rural en direction des grandes villes d’Algérie (Constantine, Annaba et Alger), de Tunisie et de France, qui a amené, parallèlement à une accélération de l’arabisation, la présence d’une berbérophonie en dehors de sa localisation traditionnelle.

            Sur ce site du CRB, S. Chaker souligne aussi l’insuccès de l’enseignement du chaoui dans les Chaouia, du moins à la date de la publication de la notice « Aures » : « Un enseignement facultatif du chaouia qui semble s’être soldé par un échec ».
            *https://www.centrederechercheberbere.fr/chaouia.html

            Salutations,

            • Tifawin Madame,
              Tout d »abord, je ne suis ni littéraire linguistique, ni historien spécialisé dans les études berbérophones comme votre honorable personne !!!( ni supplétif d’ailleurs et de QUI !!!!!)
              le destin de l’Algérie pré/post indépendante est tragique depuis sa fondation, c’est toute une époque dangereuse qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son âcre et brutale réalité ( les sirènes de la sécession kabyle)
              Votre commentaire était/est toujours dépourvu de substance rationnelle à cause de l’ambiguïté qui lui inhérente, ce vocable est à lui seul une provocation, je persiste à dire une provocation délibérée à l’égard du PEUPLE CHAOUI pour le dénaturer et de facto prendre le monopole de la revendication exclusive identitaire
              je suis 1) Algérien 2) Chaoui pur Nmemchi 3) Berbère arabisé une richesse) aimant son pays  »ALGERIE » avec toutes ses composantes ethniques, défendant son ‘intégrité et son unité territoriale et militant pour son hétérogénéité et son brassage car sa survie en dépend,
              malheureusement, toujours a été critiqué par certains kabyles qui ne souhaitent qu’une chose son explosion en plein vol pour se recroqueviller dans un espace exigu, morcelé et submergé par des oliviers au nom de l’identité Amazighn, je vous invite à visiter les Balkans ( Croatie et Bosnie Herzégovine) leur pays a été partionné car différents sur le plan de la religion et la langue ( c’est triste à mourrir mais bon passons !!!!!!!!!!!)
              Madame essayez d »analyser les commentaires de vos ethno-compatriotes ce qui ressort du redondant à outrance : régime mafieux islamiste baathiste arabe, généraux, islam, religion ( on s’en moque royalement) si on est musulman, agnostique ou athée). Pourquoi ressortent-ils la religion à chaque fois c’est du domaine de l’intime ( la foi ne se propose pas, elle se dispose !!!!
              le peuple Chaoui est foncièrement berbérophone ayant cette qualité de sobriété intrinsèquement liée à son histoire qui a chassé les Romains de Timgad grâce à leur résistance guerrière et livré des batailles sanglantes contre les arabes chapeautées par leur reine la Belle et pétillante femme Dya Kahina, le peuple Chaoui n’est pas revendicatif que le peuple kabyle sur le plan identitaire, cependant, rassembleur et protecteur sur le plan territorial. Que je sache ce ne sont pas les Montagnes des Aurès qui sont truffées de terroristes sanguinaires et salafistes car ils savent que les casernes de Batna et Ain Yagout les anéantiront en temps réel ne leur accordant aucun répit, en revanche celles de kabylie sont gangrenées par les terroristes et les kidnappeurs. Quant à Chaker ce pseudo linguiste n’est nullement ma référence,
              ma référence à moi c’est Yasmin BENDAAS l’anthropologue Chaouia Américaine qui a mené des études sur les tatouages faciaux des femmes chaouis en se déplaçant en plein Aurès
              Un chaoui qui parle vrai !!!
              TimSranit Algerie et Tachawit

              • Azul a Yacawi,
                Je dois dire que vous concernant, je suis désespérée :
                _Vous opposez Salem Chaker, l’éminent linguiste berbérisant auteur d’une multitude d’articles et directeur de plusieurs thèses doctorales à une simple anthropologue ayant uniquement produit une thèse : c’est grave, très grave, et révélateur de votre niveau !
                _ J’éclaire votre ignorance en vous informant que parmi les auteurs des travaux démontrant l’arabisation des chaouia, il y a plusieurs linguistes chaouis, dont MAOUGAL. Et les militants Chaouis objectifs et sincères confirment aussi bien l’arabisation que la salafisation des chaouis.

                _ Vous dénaturez mon commentaire qui porte sur la question linguistique et l’arabisation des Chaouis…
                _ La Kabylie est effectivement le bastion des revendications identitaires, des luttes démocratiques, de la laïcité, du féminisme, etc., et constitue l’essentiel de l’élite algérienne : ce sont aussi des spécialistes, des chercheurs et des journalistes non kabyles qui le disent. Et ce n’est pas pour rien que la Kabylie est présentée comme la locomotive, l’avenir et le salut de l’Algérie, cela y compris par les arabophones qui se disent arabo-musulmans (à l’exemple de Yasmina Kadra et de bien d’autres). J’ajouterai que les militants berbéristes de Libye, du Maroc, de la Tunisie, etc., considèrent la Kabylie comme « la Mecque du berbérisme » ; ils expriment souvent le souhait d’y faire un pèlerinage avant leur mort.

                _ La religion est personnelle. Je respecte toutes les croyances. Mais le fait est que la société chaouie se salafise, se daeichise…

                _ S’il existe un terrorisme résiduel en Kabylie, c’est parce que l’État profond, le régime en place et l’armée le veulent : il s’agit d’un terrorisme exogène, volontairement implanté pour servir l’état profond. Vous êtes bien ignorant pour ne pas le savoir. Je sollicite Sam, qui lui peut vous désemparer par sa connaissance de la chose, à vous en faire une dissertation.

                _ Vous êtes libre de vous sentir algérien, chaoui, arabe ou de vous dire berbère arabophone, musulman, etc. Je ne rejette personne.

                _ Les kabyles sont libres dans leurs idées et sont traversés par différentes tendances : nationalisme algérien, fédéralisme, autonomisme, indépendantisme. Évitez de cataloguer et occupez-vous des chaouis majoritairement acquis à l’islamisme et au pouvoir militaro-mafieux ! Et pour parler de la sorte, vous êtes probablement un de leurs agents…

                _ Le comble, est que d’après un de vos derniers commentaires sur un autre article, vous défendez cette ignoble et scélérate personne qu’est Boumediene : vous faites ainsi de l’infamie, de la haine et du terrorisme une vertu et une fierté… Lεar yuɣal d isseɣ… Au nom de toutes ces personnes tuées, torturées ou persécutées par ses ordres et au nom de leurs proches, je vous maudis !

                _ Vous êtes de très mauvaise foi, et pour cela, j’arrête cette polémique.
                Timensiwin

    • Le Régime militaire est un ‘ tout indissociable ‘

      Azul, Sonia,
      Le Pouvoir dictatorial militaire (1962-2018) entretient depuis toujours des relations complexes avec la population, manie l’ambivalence et l’ambiguïté, recrute des clientèles diverses, utilise des hommes et femmes à l’aura certaine. Entre 1962 et 1965, caractérisée par un ‘ intermède ‘ de partage du pouvoir entre militaires et civils, il y avait dans le Gouvernement des gens de gauche (Harbi, Ouzeggane…), des Juifs (Timsit, Karsenty, Castel…), des Français ‘ pieds rouges ‘, mais qui n’avaient pas vraiment de prise sur les décisions importantes. Ils ont servi comme hommes et femmes liges, placés à leurs postes pour ‘ légitimer ‘ (essentiel en politique) le Pouvoir en place, lui donner une visibilité, leur rendre acceptable, fréquentable donc.

      Le Régime a toujours joué ce dédoublement. Des Officers de l’Armée française et des Officiers de l’Armée des frontières. Un discours moderniste pour l’industrie et l’économie, un discours réactionnaire et rétrograde pour la culture et l’éducation. Un discours antifrançais (de ‘ légitimation’), et des liens profonds avec la France néo-coloniale. Et d’autres exemples …

      Et Benghabrit est utilisée comme ‘ égérie ‘, ‘ atout charme ‘, et elle le sait, elle qui comme son mari, l’universitaire et historien Hassène Rémaoun qui avait signé les pétitions de soutien au très criminel et prédateur Général Nezzar. Dans les années 90 de sang et de plomb, ce Régime assassin avait utilisée la RCDiste Khalida Toumi (ex Messaoudi) comme ‘ égérie ‘, ‘ femme moderne ‘ (déambulant en mini jupe dans les Bds et av. parisien, et ‘ commando médiatique ‘sur les plateaux télé’ français pour défendre la ligne du tout répressif …. Ce sont les RCDistes, ces berbéristes ‘ particpationnistes, collaborationnistes ‘ qui prônent ce positionnement, voulant faire croire, comme le PAGS naguère, qu’il y a dans le Régime militaire des ‘ démocrates ‘ imaginaires …. Ce qui est faux. Il ny a pas de Général démocrate démocrate. La Junte militaire est à la fois ‘ un tout indissociable’ , unie contre la population civile, et une ‘ structure clanique ‘ (disparates, éparse, dispersée, Clans, Cercles, Franges, Factions, comme les meutes de prédateurs dans la jungle). Bref !

      Or, le bon sens, le positionnement véritablement oppositionnel, recommande de rejeter le Régime militaire en place doit être rejeté en entier, globalement et dans le détail, en général et en particulier, et on ne peut l’individualiser ….

      En la couvrant d’éloges et louanges, ça vient de votre fort intérieur de femme généreuse et partageuse, humaine, aimant la vérité, engagée, fonceuse, ça transparait dans vos écrits, par ailleurs pertinents et percutants. Mai cela relève de l’affect, du subjectif. Pas du réel, surtout pas du politique. Mais votre opinion mérite et force le respect. Et l’admiration pour votre écriture magistrale, de haute facture …

      S’agissant des AUrès, il faut toujours prendre en compte ces ‘ conditions objectives ‘ : l’Islam (conduit par la langue arabe) est la ‘ source spirituelle des chaouis, et l’Armée leur ‘ mère nourricière ‘, le berbère c’est pour la tradition, le folklore, les rituels, les formes … C’est ‘ lié ‘ à l’histoire (engagement quasi général dans la guerre de libération, l’ALN donc), et la vie difficile (climat, précarité, chômage, etc.) ….

      A bientôt. Portez-vous bien !

      • Azul Sam,
        Vous paraissez être bien renseigné sur les hommes et les femmes politiques à tel point que vous semblez aussi tenir/détenir des fiches…

        Je ne réfute ni je ne considère ce que vous me dites sur Noria Benghebrit. La paysanne que je suis est bien éloignée des cercles politiques et des différents clans de la police militaire et de l’État profond. Mais je juge les personnes sur leurs actions et résultats. Qu’importe si elles ont un pied (ou les deux pieds) dans les clans que vous dénoncez. Aussi polémiques, vomis, corrompus et vendus soient-ils, je crois en la capacité des hommes et des femmes à pouvoir servir l’intérêt commun et à faire acte de bienveillance. Tous les individus qui se réclament de ce territoire qu’est l’Algérie et/ou de celui de la Kabylie ne peuvent pas être tous au courant de ces CV que vous présentez et qui restent à prouver (même de moi, vous avez dit que je suis missionnée pour nuire sur les sites kabylistes…), et comme la plupart, j’évalue, je crois en ce que je vois ou à ce que j’estime relever de la réalité.

        Ainsi, pour Noria Benghebrit, on a pu l’utiliser comme « un atout charme », « une égérie » ; elle a pu se montrer courageuse, affronter les islamistes, apporter des réformes et se démarquer parce qu’elle sait ses arrières protégés, mais pour ma part, je suis charmée, et je ne le regrette pas : je préfère être charmée par des femmes et des hommes politiques plutôt que d’être désenchantée. Pour le reste, je n’ai aucun moyen et aucune capacité pour lancer une révolution, alors je compte sur les autres, ceux-là mêmes qui sont bien plus armés que moi…

        Oui pour les Chaouis : l’islamisme est l’un des principaux vecteurs de leur arabisation…
        Oui, je suis une humaniste, et je ne sais même pas détester mes ennemis et ceux qui m’ont fait du mal.

        Cordialement,
        Portez-vous également bien et passez une bonne fin de semaine.

        • Nominations, ajustements claniques, significations politiques, visées électoralistes ….

          Chère Sonia, Azul,
          Pour ‘ angle d’attaque ‘, réaction viscérale oblige, vous avez choisi une expression foudroyante, une accusation infâme. Celle que vous avez du entendre dans les cercles des autoproclamés ‘ grands militants ‘ et autres auto-glorifications aujourd’hui galvaudés. Mais dans cette affaire, l’indic qui crie à l’indic, comme ce voleur qui crie au voleur Sinon qui parmi ces zygotos et brobros (le terme est de Mohya) a-t-il eu le courage de dénoncer la SM-DRS comme organisation criminelle et mafieuse, coupable et responsable de massacres, tueries, assassinats, disparitions, attentats, création de Groupes terroristes dits islamistes, d’Escadrons de la mort, de Milices armées, de partis-officines, d’associations-relais, médias-propagandistes, institutions-alibis, faux-opposants, pseudo-démocrates, de manipulation de la violence, d’instrumentalisation des extrémismes de tous bords….
          Lisez mes textes (commentaires repris en textes) par KabyleUniversel.com (Montréal) :
          -La SM-DRS et ses attentats sanglants KabyleUniversel.com
          -Sans la dissolution de la Police politique, il n’y aura pas de transition vers la Démocratie réelle KabyleUniversel.com
          -SM-DRS-DSS: organisation criminelle et mafia tentaculaire KabyleUniversel.com

          Oui j’ai fait des études de journalisme, j’étais Professeur en Kabylie, mais je n’ai ni dossiers ni fichiers. J’étais militant du MCB, proche la ligue LADDH, et comme des milliers de millliers de miliatns, je ne pardonne pas à ces faux-opposants qui ont été missionnés et habiliter par les criminels et manipulateurs de la SM pour ‘ tuer ‘ le MCB et disloquer la LADDH….Et je suis pour opposition vraiment oppositionnelle qui considère que l’Ennemi principal = l’Ennemi commun = le Mal originel = l’Origine du mal = le Démiurge = (c’est le Régime militaro-mafieux (1962-2018). Et que les Généraux et les Islamistes sont les deux faces d’une même pièce, c’est la peste et le choléra ….

          Puis, à aucun moment je n’ai écrit contre vous ce dont vous m’accusez. Bien au contraire, et je vous l’ai signifié, je considère que vos contributions sont pertinentes, bien que nous avons des divergences sur le plan politique. Effectivement, j’ai lu les fameux commentaires, mais qui ne sont pas les miens…

          On ne peut dissocier et séparer la Dictature militaire de du Fondamentalisme islamiste. Entre les deux, il y a corrélation logique, un lien dialectique. Tant que le Régime militaire est l, il y aura ce péril islamiste, et ce régime dictatorial fait tout pour que ce soit ainsi, c’est la stratégie de la ‘ bipolarisation’, il compte en tire la ‘ légitimité nationale ‘ pour sa prétendue (et hypocrite) lutte anti-intégriste, et ces barbus visent la ‘ légitimité révolutionnaire ‘ en disant combattre la Dictature ‘ impie ‘. Les deux s’impliquent, vont ensemble. La solution réside dans la prise de conscience qui consiste à rejeter dos-à-dos les Généraux et les Islamistes, comme la peste et le choléra….les deux menant à la mort ! Il ne faut surtout pas laisser le ‘ monopole d’opposition ‘ aux islamistes, et les laisser seuls à attaquer le Régime militaire. un tel positionnement rend service aux deux maux, arrange et les Généraux et les Islamistes ….

          S’agissant de Benghabrit, petite fille du Recteur de Paris, qui avait fait un grand geste en sauvant les Juifs pendant la 2° GM, avec l’aide des résistants kabyles des ‘ Francs tireurs et patriotes ‘ … Y’a aussi de cela pour sa nomination, étant donné que le Régime militaire fait tout pour réussir son ‘ arrimage ‘ dans l’Orbite américaine ‘ et noue des contacts discrets (mais réels et continus) aven l’État d’Israël qui est le gendarme américain au Proche-Orient…. Je développerais plus amplement le sujet prochainement

          Mais, quelles que soient ses qualités, elle sert d’abord le Régime militaire qui l’avait nommée ministre …. Elle n’a pas de pouvoir, elle suit, comme tous ses semblables. Les vrais détenteurs du pouvoir réel, ce sont les Généraux. Le ‘ levier le plus puissant ‘ dans la Junte militaire, c’est la Police politique secrète … La SM-DRS est le Pouvoir réel, le Sommet de la « Pyramide du pouvoir » , c’est l’Enclave autoritaire principale, la Main de fer des Généraux décideurs, leur Bras politique, la Colonne vertébrale et l’Epine dorsale du Régime mafio-militaire, son Syndicat du crime, son Fer de lance, son Cœur et son Cerveau, son Centre névralgique, son Mur de soutènement, sa Digue de protection, sa Force d’interposition……contre tout ce qui peut menacer les intérêts de la « caste militaro-mafio-bureaucratique » qui réprésente le Pouvoir dictatorial, total, intégral, absolu, le Pouvoir ‘ militaire et mafieux ‘ qui accapare et pille les richesses, réprime et embrigade la population, hypothèque l’avenir du pays tout entier…..

          Pour les chaouis, il y a deux ‘ tendances lourdes ‘, deux conditions objectives à prendre en compte : l’Islam est la ‘ source spirituelle ‘, ‘ l’Armée ‘ la mère nourricière. D’où leur attachement au Régime militaire en général et au Clan BTS dit Clan du Bec de canard, selon la configuration géographique de Batnna-Tebessa-Souk Ahras …..

          Cordialement. Bon week end

          • Cher Sam, Azul,
            En tout cas, vous avez des informations à foison… Que vous ayez ces informations sous forme de fiches physiques ou sous forme de mémoire stockée dans votre cerveau, vous avez de toute façon des fiches. Ensuite, vous pouvez très bien être un agent sévissant sur les sites kabylistes (quoique dans ce cas, vos commentaires se contredisent) ou un militant chevronné, engagé, probablement blessé, faisant montre de sa soif de justice, de vérité, de changement et d’opposition « vraiment oppositionnels ».

            Je ne sais pas… et je ne peux pas savoir… Mais, quand bien même les parcours comportent des erreurs, j’éprouve beaucoup de respect aux militants, à ceux-là qui ont fait don d’eux-mêmes, qui se sont sacrifiés et qui ont fait de l’intérêt commun et de la cause démocratique, berbère et laïque des valeurs qui transcendent la peur, les risques et les dommages.

            Aussi, si vous êtes effectivement un militant, je vous prie de pardonner ces hypothétiques accusations qui somme toute ne s’appuient sur aucun élément sérieux et relèvent bien plus de la simple suspicion et du caractère insolite de votre profil.

            Meilleurs sentiments.

            • ‘ L’espoir illusoire finit toujours par désespérer ‘

              Chère Sonia, Azul,
              Effectivement, c’est très difficile de se débarrasser d’une fixation embarrassante, sans cesse ressassée par certains agitateurs encombrants. On vous l’a soufflé dans cercles de ces adeptes des auto-glorifications, autocélébrations, parades, gesticulations …. et tout pour dissimuler leurs faces cachées. Dans cette histoire, je le répète, c’est l’indic qui crie à l’indic, comme ce voleur qui crie au voleur. Et puis, ces zygotos et brobros (Mohya) ne soufflent rien sur les exactions massives du Régime militaire, ses crimes de masse, ses organes de répression, et déversent leurs logorrhées qui ne gênent aucunement ce Pouvoir criminel et mafieux, bien au contraire ils le servent et le confortent en usant et abusant avec le ‘ discours identitariste ‘ (versus ‘ discours politique ‘ d’opposition), qui procède par le grossissement / l’hypertrophie de la ‘ dimension idéologique ‘ du pouvoir, un discours culturaliste, foncièrement clivant, essentialiste, catégorisant et hiérarchisant autrui, et pas oppositionnel du tout, marqué à la droite extrême / extrême droite, raciste et xénophobe, invectivant et violent, offensif et provocateur, un discours extrémiste élaboré sciemment et savamment par les criminels et manipulateurs de la sinistre SM-DRS, un discours fait sciemment et savamment dans le but de diviser-séparer-isoler-discréditer-délégitimer les Kabyles, et donc neutraliser politiquement la Kabylie, au profit du Régime dictatorial militaro-mafieux. La formule est toute trouvée: diviser totalement pour régner durablement.

              Leurs logorrhées éludent, escamotent, fuient et évitent la question principale et fondamentale qu’est la question du pouvoir, la question de l’illégitimité du pouvoir en place (1962-2018), sa nature militaire et clanique (mafieuse, ultra autoritaire et hyper répressive, ses crimes de masse, sa pratique et manipulation de la violence, son instrumentalisation des islamistes et du terrorisme, la terreur d’Etat, la liquidation des opposants, les massacres et les attentas sanglants (Aéroport d’Alger en 1992, El Guemmar, etc.) … Sur tout ça, pas un mot pas une ligne chez les zygotos …..

              C’est pardonnable pour vous, qui êtes spécialisée dans les questions linguistiques et anthropologiques …. (mais) pas la politique !

              Militant, je l’ai été depuis ma prime jeunesse. Dans le MCB, proche de la LADDH.

              S’agissant de mes écrits sur la Police politique, ça provient d’un mémoire préparé pour un Institut de journalisme dans les années 90, intitulé ‘ ENQUÊTE SUR LA RÉPRESSION EN ALGÉRIE. LA SM, police politique de la Dictature d’Alger ‘. Des connaissances tirées de l’expérience personnelle, de mes lectures intenses et diverses, des entretiens avec des militants et des opposants vraiment oppositionnels ….

              Je suis ce que vous dites vous-même : un militant engagé, blessé, faisant montre de sa soif de justice, de vérité, de changement et d’opposition « vraiment oppositionnelle » …. Une formulation qui provient de vous, de votre intelligence remarquable, de votre fort intérieur, de votre nature d’humaniste, généreuse et partageuse (je le répète), qui déployez autant d’efforts, donnez autant de temps, pour aider à la prise de conscience, à l’éveil… Quant à l’accusation, vous avez du l’entendre chez les zygotos qui polluent la scène kabyle en France, et dont bon nombre sont des agents d’infiltration ….

              Bref, je vous présente mes félécitaions pour votre diplômes en études berbères (vous le dites au Cawi), et vous souhaite la plus retentissante réussite, la production scientifique et livresque importante, je vous lirais et viendrais à vos interventions au colloques et symposiums, dès que votre apparaitra …. J’ai déjà lu vos excellentes interventions sur le site de Y. Alioui (2013).

              Quant à moi, je suis loin des manifs, gesticulations et parades parisiennes. J’étais au MCB, et j’ai connu les trahisons, les coups bas, le travail de sape pour casser ce mouvement ‘ fédérateur, rassembleur, unitaire, populaire, véritablemnt oppositionnel ‘ dont le Pouvoir militaro-mafieux avait vraiment peur, et l’avait cassé et ‘ mis à mort ‘ en propulsant et sponsorisant des faux-opposants et pseudo-démocrates …..Bref !

              ‘ L’espoir illusoire finit toujours par désespérer ‘

              Bien à vous. Agréez mes salutations militantes et fraternelles.

  9. c est un probleme sans solution les algeriens n ont jamais accepte ca la seule issus a cette question sera vis versa desormais les kabyles passeront a l acte de suprimer toute trace de langue arabe dans le slieux publics de la region

  10. Il faut d’abord chercher qu’est ce qu’il y a en-dessous. Il y a un projet pour tout faire sauter d’ici à avril 2019. les Kabyles doivent donc être vigilants. Il faut lire entre les lignes avant de décider quoi que ce soit. Et surtout laisser les intellectuels étudier la question et voir ce qu’il faut faire. le pouvoir algérien sait très bien ce qu’il fait, et les réactions spontanées des Kabyles vont l’arranger, puisque c’est ce qu’il cherche.

    • Le Kabyle, l’éternel perdant. Ou il nie l’existence d’intellectuels parce qu’il n’en est pas un, ou il leur dénie le droit de s ‘occuper des choses sérieuses. Après ça il se demande pourquoi il est toujours colonisé. Par les gens qui font travailler leur intellectuels

  11. Il serait préférable de parler des dérapages de Tamurt, qui ne porte Tamurt que dans le nom. C’est honteux de singer l’État totalitaire algérien dans ce qu’il a de plus abominable: la censure.
    Même le journal en ligne « Algeripatriotique » publie les commentaires kabylistes et anti-arabo-ismalistes que Tamurt censure, lui qui ne publie que des commentaires pleins de fautes (comme ses articles d’ailleurs!) et dont le niveau est celui de la mer(de).
    Pour vous donner un exemple à méditer, voici le lien d’un article du journal sus-cité:
    https://www.algeriepatriotique.com/2018/03/29/ministere-consultation-tamazight/.
    Dieu protège-moi de mes « amis », mes ennemis je m’en charge…

  12. Nous Kabyles, n’avons pas à accépeter la langue des Arabes. Elle peut-être seulement langue de l’islam mais pas substituer a la notre. Si les Arabophones voudraient l’adopter comme leur langue, c’est leur problème, mais ils ne doivent en aucun cas nous obliger a faire comme comme. Nous Kabylophones, nous sommes fiers de ce que nous sommes et de notre langue et identité. Nous l’avons démontré et redémontrer depuis des décennies avec le sacrifices des nôtres. Aujourd’hui encore, n,os compatriotes kabyles se font arrêter par ces faux Arabes aliénés, bâtardisé, qui abusent de leur pouvoir pour humilier nos compatriotes kabylistes ou amazighistes en général. Il faut que nous soyons tous solidaires de nos militants que se battent aux périls de leur vie chaque jour contre le régime mafieux et criminel de la régence d’Alger.

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