Grèves : Tizi Ouzou sera paralysée pendant 4 jours

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Greve des transporteurs Tizi Ouzou
Greve des transporteurs Tizi Ouzou

KABYLIE (TAMURT) – La wilaya de Tizi Ouzou sera paralysée pendant quatre journées durant la semaine prochaine et ce à partir de dimanche 24 février 2019. Il s’agira des conséquences directes ou indirectes de deux grèves dans deux secteurs des plus stratégiques : les transports et l’éducation nationale.

En effet, la première grève sera observée les deux journées du dimanche et lundi 24 et 25 février 2019 prochains alors que le second débrayage est annoncé pour les deux journées de mardi et mercredi qui suivent. Ainsi, et à l’appel du collectif des transporteurs de voyageurs et de marchandises de la wilaya de Tizi Ouzou, une grève générale sera observée dans les 67 communes de la wilaya les dimanche et lundi prochains. Le collectif en question regroupe dans ses rangs plus d’une vingtaine d’associations professionnelles représentants la totalité des transporteurs de la wilaya (bus, taxis, fourgons, camions, camionnettes…). Les transporteurs de la wilaya ont déjà observé une grève d’une journée il y a quinze jours et qui a été suivie à 100 % dans toutes les communes.

L’absence de réaction de la part des responsables du secteur quant à une éventuelle prise en charge de leur revendication (consistant en l’exigence du gel du brevet de permis de transport), a poussé les concernés à récidiver. Il y a lieu de rappeler qu’une telle grève paralyse en plus du secteur concerné directement la majorité des autres secteurs d’activité car des milliers de travailleurs, d’élèves et d’étudiants sont obligés de se déplacer pour se rendre à leur lieu de travail ou de scolarité. On l’a vérifié lors de la grève d’une journée observée déjà il y a quinze jours. En outre, la majorité des syndicats du secteur de l’éducation, regroupé en intersyndicale, ont appelé de leur côté à une grève de deux journées les mardi et mercredi prochains.

Cette seconde grève, contrairement à la première, est nationale et touchera les quarante-huit wilayas. Plusieurs revendications socioprofessionnelles sont mises en avant par l’intersyndicale de l’éducation qui dénonce, au passage le silence assourdissant, de Nouria Benghebrit, ministre de l’Education nationale face à leurs maintes sollicitations. Il a fallu que la grève de deux journées soit annoncée pour que la ministre en question daigne enfin réagir après avoir reçu des instructions de la part du gouvernement qui craint une explosion sociale à la veille d’une élection présidentielle sous haute-tension et pleine d’incertitude.

Tarik Haddouche