Guerre contre Ali Haddad : La pièce de théâtre est terminée

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ALGÉRIE (Tamurt) – Comme prédit par bon nombre d’observateurs, la guerre menée récemment par le Premier ministre  Abdelmadjid Tebboune contre l’homme d’Affaires Ali Haddad (également président du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE), l’organisation patronale la plus puissante en Algérie) n’est qu’une pièce de théâtre dont le dernier acte se jouera dimanche prochain à Alger.

L’épilogue de cette pièce théâtrale, qui a tant réjoui les partisans du Général Tewfik, aura lieu dimanche 30 juillet puisqu’Abdelmadjid Tebboune sera assis autour de la même table avec Ali Haddad mais aussi avec Abdelmadjid Sidi Saïd, l’inamovible patron de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). La rencontre est prévue au Palais du Gouvernement et l’objectif de la réunion consiste à préparer la prochaine Tripartite. Ce sont les services de communication du Premier ministère qui ont rendu publique cette information qui coupe court avec toutes les spéculations relayées ces derniers jours notamment par deux quotidiens francophones, à savoir « Liberté » et « El Watan » dont les affinités avec le général Mohamed Mediene sont un secret de polichinelle.

Le contenu du communiqué de la chefferie du gouvernement contient aussi d’autres points et détails qui confirment, si besoin est, que Haddad et Sidi Saïd sont toujours intouchables. Le communiqué explique que la rencontre a pour but d’examiner les points à l’ordre du jour à soumettre à la Tripartite ainsi que la fixation de la date et du lieu de la tenue de cette rencontre dont l’organisation est prévue prochainement. Il est fort possible que la mise en scène d’un simulacre de conflit entre Tebboune et Haddad (Sidi Saïd aussi) viserait à débusquer l’ensemble des personnalités politiques et des médias qui n’attendent que la moindre occasion pour rebondir et sortir leurs griffes contre le clan de Bouteflika. Si c’est le cas, le clan présidentiel a vraiment réussi dans ce plan machiavélique. Quant au peuple, il reste otage entre la peste et le choléra. Comme toujours, depuis 1962.

Tahar Khellaf

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