Guerre de libération en Algérie 1954-1962: Les Oulémas collaboraient avec la France coloniale

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ALGERIE (Tamurt) – La guerre de libération de l’Algérie de 1954-1962 n’a pas encore livrée tous ses secrets à cause de la confiscation de la vérité historique par le clan d’Oujda qui a pris le relais.

Hormis les Kabyles qui se sont engagés corps et âme dans cette guerre, toute l’Algérie avait tourné le dos à l’appel du Djurdjura du 1er novembre 1954. Pis encore, les organisations de masse des populations arabes ont même pris position pour soutenir l’armée coloniale.

C’était le cas de la fameuse organisation dite des Oulémas , dont sont originaires toutes les mouvances islamistes de nos jours. Tamurt.info s’est procuré un document officiel de cette organisation et un numéro de son journal, « Essouna », datant de novembre 1954 et qui attestent clairement du soutien de cette organisation islamiste aux autorités coloniales.
C’est une vérité historique que personne ne peut réfuter car des documents authentiques l’attestent et ne s’agit nullement de thèses ou de témoignages quelconques. « Nous ne sommes pas des ennemis de la France et nous n’activerons jamais contre ses intérêts. Au contraire, nous tâcherons à lui faciliter la mission de civiliser le peuple Algérien et islamiser toute la nation », lit-on à la une du journal « Essouna », au lendemain du déclenchement de la guerre de libération par les Kabyles en novembre 1954.

Il fallait l’intervention du leader de l’époque, Abane Ramdane, pour que cette organisation cesse son soutien à la France en …..1957 ! Abane avait même procédé à quelques liquidations physiques pour voir Larbi Tbessi, l’un des chefs de cette organisation Islamiste pro-française, de se repentir et soutenir la révolution juste politiquement mais sans aucun engagement politique au moment où les Kabyles tombaient comme des mouches pour libérer l’Algérie.

D’autres exemples attestent que durant cette guerre contre la France, il n’y avait que les Kabyles qui se sont sacrifiés. La véritable histoire sur cette période n’est pas encore rédigée.

Saïd F.