Les habitants d’Aït Rezine giflent l’assassin d’Ali Mecili

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AIT REZINE (Tamurt) – Le régime Algérien qui voulait tuer une deuxième fois Ali Mecili, figure emblématique de la lutte identitaire, a échoué. Alors que le RND a présenté Abdelmalek Amellou comme la tête de sa liste à la commune d’Aït Rezine, dans la région d’Ighil Ali à Bougie, les habitants de cette localité ont donné une leçon de fraternité au régime raciste d’Alger à Abdelmalek Amellou, le proxénète qui a tiré sur Ali Mecili le 07 avril 1987 à Paris.

En effet, par solidarité et par principe fraternel, les habitants d’Aït Rezine ont voté en majorité pour le candidat du FFS, le parti d’Ali Mecili de son vivant, puisqu’il a été membre fondateur de cette formation en 1963 et il a été toujours le bras droit de Hocine Aït Ahmed. Le maire d’Aït Rezine a été installé aujourd’hui dans une ambiance festive et de joie à Aït Rezine.

Si la sécurité militaire Algérienne avait toujours choisi des truands Kabyles pour tuer les opposants politiques Kabyles ce n’est que pour les humilier et créer la zizanie entres eux. Un jour Aït Ahmed avait rencontré Zerhouni en Suisse, au début des années 1970. C’était un émissaire de Boumediène pour demander à Aït Ahmed de cesser ces activités politiques contre le régime Algérien. « Pourquoi vous ne tuez que les opposants Kabyles? Pourquoi vous épargnez les opposants qui ne sont pas Kabyles? », avait demandé Aït Ahmed au ministre Zerhouni, qui était un des dirigeant de la sécurité militaire Algérienne.

« Derrière la mort de chaque Kabyle y a un Kabyle », avait répondu Zerhouni, une manière de dire à Aït Ahmed que vous vous entres-tuez. « ça je le sais mon petit, y a aucun arabe qui est capable tuer un Kabyle », a rétorqué Aït Ahmed. Cette anecdote est édité dans le livre « affaire Ali Mecili » qu’Aït Ahmed a publié en 1988.

Ravah Amokrane