Hassan Moali à Ali Haddad : « Je ne suis pas un chef de chantier »

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Ali Haddad
Ali Haddad

ALGÉRIE (Tamurt) – L’ex-directeur de la rédaction du quotidien « Le temps d’Algérie », Hassan Moali, a rendu publique une longue lettre où il s’en prend au patron de ce groupe de presse, à savoir l’homme d’Affaires Ali Haddad et également président du Forum des Chefs d’Entreprises (le FCE). « Directeur de la rédaction, on a voulu me transformer en chef de chantier », déplore Hassan Moali qui affirme que les derniers mois passés à la tête du quotidien « Le temps d’Algérie » ont été un cauchemar pour lui.

« J’ai naïvement cru pouvoir mettre du mouvement dans le statut quo. J’avoue m’être lourdement trompé. Je m’étais investi corps et âme pour donner une gueule à un journal qui n’en avait point. Avec l’aide de mes collègues du Temps, nous avions plus au moins réussi à requinquer sa façade et soigner ses lignes… Evidemment il n’était pas question pour moi de vendre mon âme même si je n’ignorais pas que le «pedigree» du journal était une épée de Damoclès suspendus au-dessus de ma tête », souligne Hassan Moali.

Et d’ajouter : « Et ça n’a pas raté après deux années et demie de résistance et de gymnastique journalistique. Je dirai tant pis et tant mieux pour moi. Entre rester fidèle à mes idées quitte à me faire ramasser par un engin des travaux publics, et jouir du statut peu glorieux de mercenaire de la plume, mon choix est vite fait. Je ne mange pas de ce pain-là.

J’ai fini par comprendre que j’étais une erreur de casting dans cette boite. Les quelques mois de travail excitants, n’étaient qu’une parenthèse enchantée ». Hassan Moali enchaîne en s’adressant à Ali Haddad sans le citer nommément: «  Jamais je m’inclinerai devant un mec fut-il bourré de fric ». Pis encore, Hassan Moali estime que son passage au Temps d’Algérie est une tâche noire : « Cette mésaventure que je viens de subir restera une tâche noire dans ma jeune carrière bien que j’en tire des aspects positifs ».

Tarik Haddouche