Hausse des prix du carburant et recours à la dette extérieure

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Hausse des prix du carburant et recours à la dette extérieure
Hausse des prix du carburant et recours à la dette extérieure

ALGERIE (Tamurt) – Le pouvoir algérien appelle une nouvelle fois les Algériens à serrer encore la ceinture. C’est la période des vaches maigres. Le ministre de finances algériennes, Abderhamane Benkhalfa, vient d’annoncer la hausse des prix de carburant dès le début de l’année 2016.

Le Gasoil coûtera désormais 19 dinars le litre alors que le super sera revu à 25 dinars le litre. Une augmentation de 22%. Le ministre a voulu rassurer les Algériens en indiquant que les produits alimentaires de large consommation, comme le lait, le blé et le sucre seront toujours subventionnés, mais avec le recours à la dette extérieure.

L’avenir est des plus redoutables pour les Algériens. Ce sont les conséquences directes de la chute des prix des hydrocarbures. Une chute qui est inscrite dans la durée. La crise économique qui s’annonce sombrera l’Algérie dans un autre tourbillon noir. Le régime n’a pas profité des années de la hausse des prix du pétrole et du gaz pour amorcer un développement économique durable.

Les décideurs n’ont fait que détourner les recettes des richesses naturelles et acheter la paix sociale pour assurer sa pérennité. Par ailleurs, d’autres hausses de produits sont attendues dans les jours à venir en Algérie. La crise ne fait que commencer. Le pire semble inévitable. Les sources se tarissent et les dirigeants mènent une guerre chronique au sommet du pouvoir, seul le peuple est resté spectateur et ne sait plus sur quel pied danser.

Lounès B