Haut commissariat à l’amazighité : Une institution illégale

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siège HCA

ALGÉRIE (Tamurt) – Depuis le 30 octobre 2004, le Haut commissariat à l’Amazighité (HCA), rattaché à la Présidence de la République algérienne est une institution qui active dans l’illégalité. Et pour cause, depuis le décès de Mohand Idir Ait Amrane, son premier et ancien Président, cette institution est sans « chef ». Le poste de Président du HCA est resté vacant pendant plus de treize ans sans que les autorités algériennes ne songent à nommer une personnalité du monde culturel berbère.

Au lieu de cela, ceux qui décident en Algérie avaient nommé un secrétaire général, sensé gérer le volet administratif de cette institution. Il s’agit de l’ancien directeur de la Réglementation et des Affaires générales de la wilaya de Tizi-Ouzou, Youcef Merahi. Ce dernier s’était alors permis de squatter le poste de Président du HCA en agissant comme le véritable responsable de ce dernier. L’actuel secrétaire général du HCA, El Hachemi Assad, est resté fidèle à la ligne tracée par son prédécesseur, Youcef Merahi puisque lui aussi agit comme s’il était le Président du HCA. Or, les statuts du HCA sont clairs et le poste de secrétaire général est fait uniquement pour gérer les affaires courantes de l’aspect administratif.

Ce n’est pas la seule anomalie constatée dans le fonctionnement du HCA. Quand ce dernier avait été mis sur pied en 1995, après l’année de la grève du cartable observée en Kabylie, le décret présidentiel portant sa création stipulait que le HCA devait être constitué de vingt cinq membres dont le mandat serait de trois ans. Or, depuis que le mandat des trois premières années est terminé, les membres du HCA n’ont jamais été renouvelés. On a appris également qu’au niveau du HCA, il y a plus de directeurs et de sous-directeurs que d’employés. C’est dire que quand le pouvoir algérien décide de créer une institution pour soi-disant « promouvoir tamazight », il fait tout pour qu’elle soit un véritable cadeau empoisonné.

Tahar Khellaf pour Tamurt