Hommage au regretté Rachid Hamdad, ex-chef de bureau El Watan

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CONTRIBUTION (Tamurt) – Voila parait-il quinze ans que tu es parti, quinze longues années pour ceux que tu chérissais, à apprendre à vivre sans toi. Nous qui ne t’avions pas vu partir. Nous qui ne t’avions pas enterré. Nous qui n’avions pas vu pleurer les tiens nous sommes aujourd’hui là pour rendre hommage à l’homme intègre que tu fus.

Quinze années sont passées depuis ce triste jour. Ta bienveillance légendaire rayonne toujours sur nous malgré nos errements, nos lâchetés et nos fuites en avant. Une chose est restée inébranlable, notre amitié pour toi est restée fidèle. Nous supposons que tu es plus au courant que nous. Nous voulons tout simplement te dire, comme on dit chez nous, que ta reine a élevé un lion qui est prêt à tout moment à rugir pour honorer ta mémoire. De ça aussi, nous supposons que tu n’as jamais douté. Ta jeunesse nous a été contée, les airs et les mélodies que tu aimais fredonner étaient puisés dans le patrimoine de nos pionniers que tu savais si bien respecter. Tu étais poète nous l’avons su, tu as écrit mais tu n’avais pas eu le temps d’éditer mais ton œuvre commence à émerger dès lors que le flambeau a été repris par une jeunesse qui veut à tout prix poursuivre le combat à travers lequel tu es identifié.

Dans les luttes syndicales tu étais engagé, au mouvement du printemps berbère tu as participé et dans toutes les manifestations on te retrouvait pour revendiquer les droits de l’homme et la démocratie. Certains se souviennent de ta bonhomie cordiale, de ton humour et de ta bonté alors que d’autres retiennent ton courage de relever les défis et d’affronter l’adversité de cet ennemi caché qui a ruiné et ensanglanté notre pays. Par ta plume tu as bousculé l’ordre établi, tu as dénoncé les corrompus et tu as planché sur des dossiers que de nombreux autres journalistes n’ont pas osé toucher de peur d’être châtiés ou persécutés. Tu as maintes fois risqué ta vie, tes adversaires étaient connus et ton nom était inscrit sur cette liste de personnes à éliminer établie par les ennemis d’une Algérie libre et en paix. Militant de gauche tu l’a été, tous les combats que tu as menés méritent d’être reconnus et applaudis et aujourd’hui que tu n’es plus de ce monde, il ne nous reste plus qu’a te dire merci pour cette leçon d’humilité que tu nous as transmis et nous voulons que tu saches que dans nos cœurs et nos esprits tu vivras pour l’éternité. Reposes en paix Rachid et que ton souvenir restera à jamais gravé dans toutes les mémoires. Que te dire de plus, sinon que nous t’aimons tous et tu nous manques terriblement. Nous t’embrassons très fort. Tu embrasseras Moh Achour Belghazli de notre part.

Achour. M