Il a refusé de retirer les CD de Ferhat Mehenni de l’établissement qu’il gère : Le geste héroïque du directeur de l’hôtel Lalla Khadidja !

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KABYLIE (Tamurt) – Face à des opportunistes et des Kabyles de service, on trouve toujours des personnes dignes en kabylie. Une énergumène, un certain Mustapha Mazouzi, ex-délégué du quartier les genêts de la ville de Tizi-Ouzou, s’est présenté dans tous ses états dernièrement devant la réception de l’hôtel étatique de Lalla Khadidja et a demandé à voir le directeur. Motif : exiger de ce responsable de retirer les CD du chanteur engagé Ferhat Mehenni qu’on diffuse parfois à la réception au bar de l’hôtel.

« C’est un agent de la DST, du Mossad. Les musiques de ce traître ne doivent pas être écoutées en Kabylie. J’exige que ses CD soient retirés sinon nous allons nous occuper de ça », menaça le gaillard Mustapha Mazouzi, selon l’un des employé de cet établissement hôtelier qui a assisté à la scène.

« Personne ne pourra me dicter sa loi ici. Les chansons de Ferhat seront toujours diffusées à Lalla Khedidja. C’est l’un des meilleurs artistes Kabyles, même si je ne partage pas ses opinions politiques », lui a lancé à la figure le directeur de l’hôtel, en dépit de son âge avancé. L’énergumène a rebroussé chemin, humilié comme un malfrat.

Les chansons légendaires de Ferhat tonnent toujours à Lalla Kahdidja comme un peu partout en Kabylie. Qui est ce personnage qui ose imposer sa loi dans un établissement étatique ? Renseignement pris, il s’agit du candidat qui a chapeauté la liste « initiative citoyenne » à Tizi-Ouzou lors des dernières législatives, ayant obtenu 23 voix dans toutes les wilayas de Tizi-Ouzou. Aucune voix à Attouche, dans son village natal du côté de Makouda. C’est dire comme il est apprécié !

Quant à Ferhat, il était surnommé par l’intellectuel et le géant de la littérature algérienne, Kateb Yacine, « le maquisard de la chanson ». Les démocrates et les journalistes crédibles l’appellent « l’homme aux 17 emprisonnements ». Quant à ce Mazouzi, un des mercenaires du Bachagha de la JSK, Moh Cherifi Hannachi, mieux vaut pour lui de laisser la politique aux « gens cultivés ».

Nassim N