Il a relie tous les services sensibles à l’État major de l’armée, Bouteflika veut disloquer le DRS

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ALGERIE (Tamurt) – Le retour remarquable de Bouteflika au devant de la scène avec les rencontres répétitives avec de hauts responsables du pays laisse un avant gout certain sur une atmosphère peu reluisante au sommet. La guerre des clans refait sans doute, surface à la faveur de la prolongation de la convalescence du président.

Les manœuvres du DRS qui aurait déjà choisi son candidat du système aux prochaines élections présidentielles ont irrité Bouteflika. Ce dernier ne veut pas rester inerte devant toutes ces tentatives qui visent à écarter son frère des centres de décisions.

C’est sur ce cas précis qu’il a tout bonnement préféré sortir de sa coquille d’hibernation pour répliquer aux détracteurs de son frère cadet. Bouteflika a décidé de faire un grand lifting dans les institutions militaires et civiles afin de mettre ses hommes de confiance. Il a placé le service de police judiciaire du DRS sous l’autorité directe de la justice militaire qui dépend du chef d’état-major de l’armée. Le DRS vient de perdre aussi un organe très sensible, le service de presse et de la communication de l’armée qui change de main au profit de l’état major de l’armée.

Le service de la presse était dirigé par le colonel Fawzi qui a été « dégommé  » par le président juste à son arrivée de France en juillet dernier. La gestion médiatique de la maladie de Bouteflika est la raison principale qui à coûté le limogeage de cet officier supérieur. Ses affinités avec le directeur du quotidien « Mon journal », Hicham Aboud à qui il a confié une copie du dossier médical de Bouteflika sont pour beaucoup dans cette mise à l’écart.

Un remaniement ministériel peut intervenir dans quelques jours tant le président veut une équipe qui obéit à la lettre à ses directives. Le retour d’Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement est largement pressentie ces derniers jours. D’autres portefeuilles ministériels pourraient connaitre aussi des changements pour remplacer les ministres proches du DRS. On entend parler de remplacement des ministres éclaboussés par les scandales de corruption comme Khalida Toumi qui fait l’objet d’une enquête diligentée par les services sur la gestion douteuse de la manifestation Alger-capitale de la culture arabe. Bouteflika veut changer de stratégie et s’appuyer sur l’état major de l’armée et isoler le DRS pour assurer la paternité de son clan même s’il venait à partir.

Farid D.

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