Il décoche des flèches à l’endroit du RCD tout en encensant indirectement Bouteflika : Pour le parti d’Aït Ahmed, la Kabylie a raté l’occasion de se développer !

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KABYLIE (Tamurt) – Aurait-il fallu qu’il n’y ait jamais eu ces maudites « émeutes », après l’assassinat de Matoub Lounes le 25 juin 1998, ce soulèvement du printemps noir avec ses 126 victimes et ses centaines d’handicapés dont un bon nombre l’est à vie, pour que la Kabylie en général, et la wilaya de wilaya de Tizi-Ouzou en particulier, échappe à ce climat de déliquescence dans lequel elle se débat aujourd’hui et, partant, trôner en haut du développement ? Voilà, en somme ce qui se dégage de l’une des déclarations faites aujourd’hui, lors d’un point de presse tenu par l’ex- candidat « malheureux » aux élections législatives Moussa Tamadartaza, qui drive la liste FFS pour l’APW de Tizi-Ouzou, au siège du parti.

Les candidats FFS ayant participé à cette rencontre avec la presse ne se font aucune illusion. Ils ont expliqué que si leur parti qui détenait la majorité au niveau des APC et l’APW de Tizi-Ouzou, durant les deux mandats 1997-2002 et 2002-2007, n’avait pas réussi à développer la région, c’est essentiellement à cause des évènements et des émeutes. N’ayant pas été satisfait, de cette « preuve » qui risque de ne pas être avalée tant la couleuvre est grosse, ils sont allés jusqu’à annoncer de la manière la plus saugrenue que « Tizi-Ouzou a raté une chance inouïe de réaliser son développement local entre 2007 et 2012, quand les conditions étaient beaucoup plus favorables » ! Cette dernière déclaration, non seulement elle encense le pouvoir en place, avec qui flirte le parti d’Aït Ahmed depuis les dernières élections législatives, mais elle se veut surtout comme une flèche décochée à l’endroit de son frère ennemi, le RCD qui a présidé aux destinées de l’Assemblée populaire de wilaya depuis 2007. Est-ce la hache de guerre qui est déterrée après une légère accalmie ? Rien ne l’indique et rien ne l’exclu au même temps.

Les campagnes, ont toujours été menées sur le dos des autres, le déni, la diatribe, au lieu d’être axée sur des programmes.
Si donc le candidat a aussi expliqué les raisons du retard qu’accuse la wilaya de Tizi-Ouzou en matière de développement, il a par ailleurs « étayé » sa thèse de sous-développement de la région en dressant un sombre tableau de la situation sociopolitique qui prévaut dans cette wilaya de Kabylie. « Tizi-Ouzou porte des stigmates d’un démantèlement politique, de l’insécurité, d’un développement anarchique, irrespectueux des citoyennes et des citoyens, de l’épuisement du foncier et de l’urbanisation sauvage, résultat d’une gestion administrative et bureaucratique, anti-démocratique ».

Tel est donc le tableau brossé avant cette touche de dénonciation « mielleuse » de l’administration, cette redoutable machine, accusée de ne pas faciliter la tâche aux candidats et d’être derrière le retard dans le lancement la campagne.
Ceci sans omettre de rappeler au bon souvenir de son auditoire que la participation du parti à ces joutes électorales est « politique » et répond au souci majeure de réconcilier le citoyen avec la pratique démocratique » (sic).

Lounes O