Il était l’un des 24 détenus du printemps berbère : Djaffar Ouahioune a été assassiné un 10 mai

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Djaffar Ouahioune
Djaffar Ouahioune

KABYLIE (Tamurt) – Djaffar Ouahioune, l’un des vingt- quatre détenus du printemps berbère d’avril 80 (aux côtés de Djamel Zenati, Arezki About, Mouloud Lounaouci, Arezki Ait Larbi, Mokrane Chemim, Achour Belghezli, etc…) a été assassiné le 10 mai 1997. Cela fait déjà vingt et un ans depuis que Djaffar Ouahiouane a été assassiné dans sa salle de classe et devant ses élèves au lycée d’Ath Yanni en Haute Kabylie où il enseignait.

Il a été assassiné le même jour et dans le même lieu que Kamel Ait Hamouda, un autre militant de la démocratie. Djaffar Ouahioune était un fervent militant de la cause amazighe qui a naturellement rejoint le camp démocratique au lendemain du semblant d’air de démocratie ayant soufflé brièvement sur l’Algérie.

Il était proche des thèses éradicatrices du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), un parti qui tenait encore debout à l’époque. Ce qui poussa Djaffar Ouahioune à prendre les armes contre le terrorisme au milieu des années quatre-vingt-dix. Il n’a pas échappé à la furie terroriste puisque son combat pour la démocratie et sa langue berbère a été interrompu brutalement suite à un attentat terroriste qui a mis fin à ses rêves.

Des rêves qui ne se sont pas réalisés même vingt-et-un ans après l’assassinat de Djaffar Ouahioune et de tant d’autres démocrates et hommes libres. Vingt-et-un ans après l’assassinat de Djaffar Ouahioune, c’est toujours le FLN qui dirige l’Algérie et malheureusement, tous les partis dits démocrates ont été mis hors d’état de nuire et domestiqués par ce même FLN qui a encore de beaux jours devant lui dans un pays où l’espoir a du mal à se frayer ne serait-ce qu’un  sentier.

Tarik Haddouche