Il ne sait plus sur quel pied danser : Benyounès soutient Bouteflika et critique son gouvernement

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Amara benyounès
Amara benyounès

ALGÉRIE (Tamurt) – Amara Benyounès, le président du Mouvement Populaire Algérien (MPA), à ne pas confondre avec le Mouloudia Club d’Alger, ne sait plus sur quel pied danser. Après des années passées à encenser dans tous les sens Abdelaziz Bouteflika, ce dernier ou ceux qui décident à sa place, ne lui ont pas fait appel pour occuper le poste ministériel dont il rêve tant et qui lui est devenu une obsession voire une maladie. De guerre lasse, Amara Benyounès a décidé de passer à une autre stratégie.

Tout en demeurant bien sûr un soutien inconditionnel et zélé de « fakhamatouhou », il se met, ces derniers temps, à s’en prendre de manière sévère aussi bien au gouvernement qu’à Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du Front de Libération Nationale (FLN) dont le président n’est autre que le même « fakhamatouhou ». C’est donc à un homme politique complètement déboussolé auquel on a désormais affaire. Autrement, comment ne peut-il pas se rendre compte d’une telle contradiction ?

D’ailleurs, à force de soutenir, corps et âme, Bouteflika et là, c’est tout à fait son droit, on se demande pourquoi tout simplement n’a-t-il pas pris la décision de fusionner son parti dans le FLN dont Bouteflika est le président. Les réponses sont évidentes et coulent de source quand on connait le profil de ce personnage que malheureusement le RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) a contribué grandement à faire connaitre et à propulser. Amara Benyounès a affirmé, lors de sa dernière sortie publique (session ordinaire du conseil national du MPA), que les choix économiques du gouvernement ne sont pas fiables et ne risquent pas d’extirper l’Algérie de la crise. Le réquisitoire de Benyounès contre le gouvernement dirigé par Ahmed Ouyahia (qui serait ou aurait été son ami) est long.

Benyounès s’en est pris la veille à Djamel Ould Abbès également. Une question à Amara Benyounès : qui a nommé Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre et qui a désigné Djamel Ould Abbès comme secrétaire général du FLN. Si Amara Benyounès trouve la réponse à cette question, donc c’est un homme intelligent. Et de ce fait, il a le droit de continuer de soutenir encore Abdelaziz Bouteflika jusqu’au dernier souffle. Auquel cas, personne ne lui en voudra.

Tarik Haddouche