Il s’en prend à Tamurt.info : Dourari nie avoir dénié le statut de romancier à Amar Mezdad

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Dourari
Dourari

KABYLIE (Tamurt) – Abderrezak Dourari, directeur d’une institution fantoche mais qui rémunère si bien ses « cadres » à savoir : le Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET), a répondu dans un message posté sur facebook concernant notre article où nous rapportions ses propos sur les deux écrivains kabyles Amar Mezdad et Rachid Alliche. C’était lors d’une cérémonie où ont été honorés les trois lauréats du Prix « Assia Djebbar », il y a deux semaines à la bibliothèque principale de lecture publique de Tizi Ouzou.

Nous rapportions que Dourari avait carrément remis en cause le statut de romancier de Amar Mezdad et Rachid Alliche. Des déclarations choquantes et révoltantes dont ont été témoins les trois romanciers primés et lauréats du Prix « Assia Djebbar », à savoir : Rachid Boukherroub, Lynda Koudache et Mustapha Zaarouri. Etaient présents aussi dans la salle l’écrivain et sénateur du FFS, Hocine Haroun, le professeur du département de tamazight de l’université de Tizi Ouzou, Moussa Imarazene et des dizaines d’autres auteurs et invités.

Les propos de Dourari contre Mezdad et Alliche n’ont de ce fait pas été prononcés en privé pour qu’il puisse les nier avec autant de facilité. Tous les présents, lors de son intervention, peuvent en témoigner. Comme ils peuvent aussi témoigner que Abderezzak Dourari, étant incapable de prononcer plus d’une phrase correctement en langue kabyle et cette vérité est un secret de polichinelle, a déclaré au début de sa prise de parole : « Vous m’excuserez mais je vais m’exprimer dans ma langue maternelle, la langue française ». Ce n’est pas la première fois que Dourari fait usage d’un tel procédé visant à humilier et à discréditer la langue kabyle qu’il vient à peine de découvrir. Dourari a qualifié notre journaliste de « scribouillard sniper malintentionné » pour avoir rapporté ce qu’il a dit, voire une partie de ce qu’il a dit.

A aucun moment, Dourari n’a affirmé qu’il appréciait les écrits d’Amar Mezdad comme il le prétend dans sa réponse. La rencontre en question et les attaques de Abderrezak Dourari contre Amar Mezdad et Rachid Alliche ont été filmés. Au besoin, nous diffuserons la vidéo. Mais pour l’instant, on évitera de faire plus de publicité à un homme qui est un véritable « adolescent frustré » quand il s’agit de la langue et de la culture Amazighe. Car, quand les kabyles se battaient au prix de leur vie, pour leur langue dans les années 70 et 80, Dourari était sur une tout autre planète. Ses collègues à l’université de Tizi Ouzou s’en souviennent comme si cela datait d’hier.

Tarik Haddouche