Il y a 61 ans : Bentobal, Krim et Boussouf ont assassiné Abane

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ALGERIE (TAMURT) – « El Moudjahid », journal du Front de Libration Nationale (FLN), dirigé à l’époque par l’ancien Premier ministre et négociateur d’Evian, Rédha Malek, avait écrit, dans un article, que Abane Ramdane était tombé au champ d’honneur. La vérité était amère à dire surtout en pleine guerre de libération au lendemain de ce funeste 27 décembre 1957.

Il a fallu des décennies plus tard pour que la vérité sur l’assassinat de Abane Ramdane commence enfin à sortir de la bouche même de nombreux acteurs de la guerre d’Algérie et de témoins ainsi que de la part de nombreux auteurs dont le neveu du héros de Iâzouzen, en l’occurrence Belaid Abane qui a consacré plusieurs livres à l’assassinat de Abane Ramdane par ses frères en pleine guerre d’indépendance. Abane Ramdane avait été assassiné le 27 décembre 1957, à Tétouan au Maroc.

En le conduisant vers le lieu de son assassinat les trois B (Bentobal, B. Krim et Boussouf) lui ont bien sûr fait croire qu’il s’agissait d’une réunion. Une fois à Tétouan, Abane Ramdane ne reviendra plus vivant en Algérie. A ce jour, l’Algérie officielle cache la vérité pourtant connue de tous concernant l’assassinat de Abane Ramdane, qui faisait de l’ombre à ses exécuteurs à cause notamment de son niveau d’instruction supérieur au leur, de sa personnalité franche et sincère mais aussi à cause de son intelligence dans l’organisation de la Révolution de libération nationale. Abane Ramdane était bien parti pour devenir le chef suprême de la guerre d’Algérie en l’absence d’un concurrent ayant sa stature. Ce qui n’avait pas manqué de susciter la méfiance voire la jalousie de ceux qui ont décidé de mettre un terme à sa vie en dépit de tous les risques qu’un tel acte comportait et pouvait engendrer.

L’assassinat de Abane Ramdane augurait parfaitement du sort qui attendait l’Algérie après l’indépendance notamment la prise du pouvoir par la force et non pas en fonction des compétences de chaque dirigeant ni par les élections libres et démocratiques.

Tarik Haddouche pour Tamurt

1 COMMENTAIRE

  1. La mere des disgraces est bien d’avoir subordonné et dissocié l’identité de la liberation. Au final grace au congres du caire les arabistes avaient déconstruite la plateforme de la Soummam, comme la mort politique d’un homme dans ce genre de contexte se suit de mort physique, Abane avait fait les frais de son manque de hiérarchisation des valeurs. Ne pas oser son identité c’est permettre à l’autre de s y substituer à la votre, il n y a pas de démocratie en terme de valeurs ou c’est l’arabislamisme totalitaire ou c’est la tradition Amazigh. Les agents du Caire avaient mis en marche la feuille de route culturelle qui leur permit à tripoli de régimenter l’après « independance » , donc la prise d’alger ètait dans le non-choix de Abane et Krim. Les erreurs plus importantes coutent cher. Comme nos valeurs sont incompatibles avec celle du régime, c’est le FFS qui s y plie et rejoint l’assise arabe du parloir et ses pratiques, comme celle de cadenasser la chambre « des depouti » pour changer son Brizidan. En sommes dissocier le choix societal de la politique c’est se vendre son ame au diable.

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