Ils appelait au djihad contre les laïques : Les habitants d’Akbou chassent un imam terroriste

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BOUGIE (Tamurt) – Les villageois de la Kabylie mènent une lutte sans merci contre les imams salafistes qui infestent leurs villages. Après Fréha et Tifilkout, les habitants de Laziv, dans la région d’Akbou, ont chassé hier l’imam de la mosquée du “26 juillet 1956”. La décision a été prise, selon un membre du comité de village, à l’unanimité à Laziv.

Cet imam était déjà dans le collimateur des villageois. Le refus de ce salafiste envoyé par le pouvoir algérien d’officier la prière collective le jour de l’Aïd, a soulevé la colère des pratiquants du village.

L’imam ne prônait que des discours qui incitent à la haine et au Djihad. Il ne mâchait pas ses mots pour appeler au meurtre des laïques et des athées. Le comportement de l’imam de Laziv a provoqué plusieurs fois l’ire des villageois. C’est ainsi qu’il a été chassé manu militari hier.

Les villageois lui ont donné 24 heures pour quitter Laziv. L’imam salafiste est expulsé définitivement par le comité du village et il est interdit de séjour à vie dans la région. L’ordre a été exécuté. « On ne reconnait pas l’autorité de la direction des affaires religieuses chez nous. C’est le comité de village de Laziv qui va décider qui sera le prochain imam. Nous n’avons pas besoin de ces imams qui incitent les jeunes au Djihad et à la guerre sainte. Nous voulons un imam tolérant comme c’était avant chez nous », nous dira un habitant de Laziv. Débarrasser nos villages des imams qui pronent les discours et prêches salafistes est un acte de bon sens et d’honneur.

Le complot initié par le DRS d’inciter à la violence en Kabylie à travers l’envoi des imams terroristes n’est plus à démonter. Si dans les villages les comités déjouent dans la plupart des cas ces manipulations diaboliques, ce n’est pas le cas dans les villes de la Kabylie où les salafistes gagnent du terrain. « Les salafistes ne travaillent pas. Ils passent leur temps à semer l’antikabylisme et l’argent ne leur manque pas. Ils sont payés pour endoctriner nos jeunes, tâche que le pouvoir ne peut pas faire directement », nous dira un commerçant de la nouvelle-ville de Tizi-Ouzou, dont le local est mitoyen d’une mosquée.

Nassim N