Ils exigent la fermeture des bars clandestins : Les habitants de Boudjima en colère

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SOCIÉTÉ (Tamurt) – La principale route qui dessert la localité de Boudjima, 20 km au nord de Tizi-Wezzu, est bloquée à la circulation par des manifestants depuis hier soir. Les habitants par cet acte manifestent contre les bars qui activent clandestinement dans le village. Ils exigent leur fermeture. Ils incombent la multiplication des vols et les rixes à ces bars. Les protestataires menacent même de recourir à la violence si leur exigence ne trouve pas une oreille attentive.

« Si les propriétaires de ces bars ne ferment pas leurs portes, nous serons dans l’obligation d’agir. Qu’ils assument leurs responsabilités ! », menacent un jeune manifestant, visiblement plus que jamais déterminé à aller au bout de sa menace.

Effectivement, la vente d’alcool, l’ouverture de ces bars au sein des habitations et la prostitution ont provoqué l’indignation des habitants de Boudjima. Des fléaux se sont greffés à ces activités. La vente de la drogue s’est banalisée. Des jeunes et des moins jeunes sombrent dans l’alcoolisme. Les agressions se multiplient et prennent des proportions alarmantes.

La genèse de la sortie dans la rue des jeunes de Boudjima est due à une rixe qui a eu lieu vendredi soir dans un de ces bar. Une bagarre entre deux bandes rivales a duré plusieurs heures, sans que les services de sécurité n’interviennent. Les belligérants ont fait usage d’armes à feu, selon des témoins oculaires. Des échanges de tirs ont eu lieu à Tihkoubaïne où la rixe s’est propagée. Des scènes pareilles se produisent pratiquement chaque semaine à Boudjima ces dernières années. Des crimes ont été commis. Si la situation demeure ainsi, la localité de Boudjima sombrera dans l’insécurité totale.

Youva Ifrawen