Ils ont entamé une grève de la faim après la décision de fermeture de l’ISMAS par le ministère de la culture algérien – Les étudiants réagissent : « ceux qui ont contribué à gâcher notre avenir payeront tôt ou tard »

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CULTURE (Tamurt) – Dans un communiqué rendu public ce matin par les étudiants de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel et adressé au président de la république algérienne et au premier ministre, les rédacteurs du document informent l’opinion publique de la décision scandaleuse prise par Mme la ministre de la culture, Khalida Toumi, de fermer l’Institut. Une décision prise hier par la ministre la culture, et cette dernière stipule « de geler toute activité pédagogique de l’institut momentanément, et de renvoyer tous les étudiants dans les vint quatre heure (24) qui suivent, autrement dit, et selon les dires des représentants du ministère ; la fermeture définitive de l’établissement ».

Selon les étudiants de l’ISMAS « après que les représentants du ministère eurent dévoilé ce cadeau apporté aux grévistes de la faim, l’un de ces derniers s’est évanouit, ce qui a nécessité son transfère à l’hôpital ».
Ces responsables, sont qualifiés de dinosaures, par les grévistes qui ont décidé de se battre, face à ces énergumènes de la culture, qui préfèrent, financer des Zaouias et fermer des écoles d’Arts. Une ministre qui semble être en réalité allergique à la culture ! « Après le départ des représentants du ministère, les étudiants se sont rassemblés pour confirmer que leurs détermination et que leurs cause est plus grande que les accusations portées à leur égard, plus grande encore que les intérêts de ces vieux dinosaures qui gardent en otage l’avenir de ces jeunes Algériens qui ne demandent qu’un diplôme reconnu et une bonne formation », rapporte le communiqué des étudiants de l’ISMAS déterminés à défendre jusqu’au dernier souffle le seul institut des métiers des Arts du spectacle et de l’audio visuel en Algérie sans dévier de la voie pacifique du militantisme.

« Nous n’avons pas peur, ni de la machine bureaucratique qu’utilise les agents du ministère contre nous à travers ce complot de la fermeture de l’institut pour mettre fin à la formation public dans le domaine artistique, ni d’une autre politique colonialiste », écrivent les grévistes.

Enfin, « nous invoquons tous ceux qui peuvent sauver nos vies d’une mort certaine qui pourrait résulter de cette négligence et tyrannie pratiquées contre nous, et nous invoquons aussi, aujourd’hui, plus que jamais, le soutien de la famille journalistique et artistique car l’heure est grave ; notre situation est chaotique alors venez et venez en masse à l’institut pour assister à notre expulsion de force comme l’ont annoncé les représentants de la ministre », lancent les étudiants. Un cri de désespoir mais aussi d’espoir, si mobilisation y a !

« Probablement ce sera notre dernier communiqué vu que nous ne serons peut être pas en bonne santé ou en prison pour vous adresser d’autres communiqués, nous comptons sur votre soutien et nous promettons à tous ceux qui ont contribué à gâcher notre avenir qu’ils payeront tôt ou tard, car notre cause est légitime et l’histoire en sera témoin. Jusqu’à quand cette marginalisation de la jeune génération, des artistes ; rescapés de la décennie noire dans une Algérie qui fête ses cinquante ans d’indépendance? ». Tel est le dernier paragraphe du communiqué. Des phrases lourdes de sens.

Mohand T