Ils ont marché dimanche matin à Mekla (Tizi Ouzou) – Les travailleurs de Leader Meuble de Taboukert ne décolèrent pas

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Les 300 travailleurs, dont une bonne partie est constituée de pères de familles, s’inquiètent sérieusement sur leur avenir dans cette entreprise publique. Aujourd’hui encore (dimanche), ils ont organisé une marche dans l’espoir de se faire entendre. Ils ont crié leur ras-le-bol. Les protestataires dénoncent l’inertie des responsables de leur entreprise qui n’ont rien fait pour régler ce contentieux qui n’a que trop duré. Les 300 travailleurs ont également dénoncé avec véhémence le comportement qualifié d’indigne de la section centrale de l’UGTA, accusée de défendre…l’administration au détriment des droits légitimes des travailleurs.

Les protestataires sont déterminés à maintenir leur mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Ils ont entamé hier leur matche vers 8 h30, du lieu-dit Chaïb, en empruntant la RN12. Après plus de deux kilomètres de marche, ils ont observé un rassemblement devant le portail principal de leur usine, à Taboukert. C’est la deuxième marche que les travailleurs grévistes organisent depuis le début de leur mouvement de protestation, après celle de 6 juillet dernier. La marche d’aujourd’hui a été décidée à l’unanimité lors de l’assemblée générale tenue le 16 août dernier. Les travailleurs, les représentants du l’UGTA et les responsables de Leader Meuble n’ont pas trouvé un terrain d’entente lors de cette rencontre. La décision de la direction de l’usine de geler les activités du Comité de Participation (PC) n’a fait qu’empirer une situation déjà explosive.

Même la sanction de la suspension des activités de la section syndicale locale par la section syndicale centrale n’a pas été du goût des travailleurs. Les responsables de l’usine Tabouket sont hantés par l’idée de casser le mouvement de grève par tous les moyens. Une fuite en avant qui appuie d’avantage la légitimité des revendications des travailleurs. La demande du départ du directeur technique et production (DTP) de la présidence du comité de participation a été réitéré hier par les grévistes. Ils lui reprochent d’être à l’origine de ce blocage qui perdure.

Les travailleurs, pour rappel, exigent depuis le premier jour de leur mouvement entamé le 10 juillet dernier, une revalorisation salariale de 50% pour le personnel d’exécution et celui de maîtrise, avec un effet rétroactif à partir de 2009.

Une revendication essentielle sur laquelle les travailleurs ne veulent pas reculer, le renouvellement du matériel de travail, la régularisation des contractuels est aussi une exigence, puisque un bon nombre des travailleurs cumule plusieurs années d’expérience sans être titularisés. D’autres revendications secondaires figurent dans la plate- forme de revendication des travailleurs.

Nadia Iflis