Incapable de mobiliser et effrayé par le succès du MAK, le FFS aux abois

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ALGERIE (Tamurt) – Le Front des forces socialiste (FFS), qui ne critique plus le pouvoir comme il le faisait dans le temps, pour des raisons évidentes, a trouvé une nouvelle occupation politique : S’en prendre au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie à chaque fois que ce dernier effectue une démonstration de force populaire et pacifique.
Le FFS, qui a été incapable de mobiliser durant la journée du 20 avril dernier, a eu du mal également à accepter qu’une nouvelle force politique émerge et s’impose en Kabylie, surtout que cette force n’est pas un relais ou une antenne du pouvoir arabo-islamique d’Alger. Le FFS ne sait plus sur quel pied danser. Devenu juste un sigle dont sert le pouvoir algérien quand il en a besoin, après les interminables saignées qu’il a vécues depuis le milieu des années quatre vingt dix à cause de ses positions lunatiques et contradictoire, les responsables de ce parti n’ont pas trouvé mieux que de s’attaquer de nouveau au MAK  alors qu’il n’ont soufflé aucun mot à l’occasion de l’anniversaire du printemps berbère.
Le FFS n’a pas dénoncé le fait que le pouvoir algérien ait porté atteinte aux libertés humaines sous toutes leurs formes en persécutant continuellement les militants et sympathisants du MAK, qui activent pourtant pacifiquement et uniquement par la force de l’argument et des idées politiques. En revanche, le même FFS, par la voix de son premier secrétaire, Mohamed Nebbou, dont on ne sait pas où il était le 20 avril 1980, ni avant ni après d’ailleurs, n’a pas hésité samedi dernier à insulter tous les jeunes kabyles et ils étaient des dizaines de milliers qui ont participé aux marches du MAK à Tizi Ouzou, Bougie et Tuβirets, en leur déniant le droit d’être dotés d’une maturité politique qui leur permet de porter leur choix sur le MAK et le projet politique qu’il défend.
Mohamed Nebbou, un illustre inconnu avant d’être désigné et non pas élu, premier secrétaire du FFS, n’a pas hésité également à dire que, si ces jeunes choisissent le MAK, c’est par désespoir. Donc selon Mohamed Nebbou, si un citoyen choisit d’adhérer au FFS, c’est par prise de conscience politique mais si c’est le MAK qui est élu par un kabyle, ce n’est rien d’autre  que par désarroi ! Un sottise indigne de la part d’un responsable politique qui se dit démocrate. Mais quand on est parachuté et non pas élu démocratiquement, que peut-on attendre d’un personnage politique de la dimension aussi maigre que Mohamed Nebbou.
Un Mohamed Nebou inconnu en Kabylie même des militants du FFS qui se permet de faire des lectures, erronées fort heureusement, sur l’évolution de la situation politique dans cette région. Il ferait mieux de ne plus s’en prendre au MAK et à travers lui au peuple kabyle car si on se mettait à étaler le linge sale du FFS dans la presse, même le barrage de Taksebt ne suffirait pas pour le laver.
Lyès Medrati