Et une autre interdiction de conférence à Aokas

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conférence de Younes Aidli interdite à Aokas

BOUGIE (Tamurt) – On dirait qu’il y avait un grand chef terroriste aux alentours du centre culturel d’Aokas en cet après midi du samedi tellement il y avait toute une armada de policiers et de véhicules dont les vitres étaient  teintes en noir, du style des services de la garde rapprochée d’un président de la république.

Pourtant rien de tout cela. Il se trouve que ce détachement de policiers était là pour interdire au chercheur et linguiste amazigh, Younes Aidli, d’animer une petite conférence au niveau de cette institution culturelle dont les membres de l’association qui la gèrent multiplient depuis quelques temps, les manifestations de ce genre.

C’est la deuxième fois, en l’espace d’un  mois, que cette association reçoit un ordre d’interdiction d’organisation d’une conférence.  la dernière fois, c’était Ahyoun qui s’est vu refuser d’animer une conférence et aujourd’hui, c’est au tour de Aidli. Non seulement, mais même la marche de protestation que devaient faire les membres de l’association et les visiteurs a été interdite par la police présente en force. Ce service a mobilisé énormément d’éléments, venus, majoritairement, du commissariat central de Bougie.

« Non seulement, on nous a frappé mais, le plus grave, c’est qu’on nous a interdit de pleurer ». C’est en ces termes qu’un membre du mouvement amazigh de la localité a résumé la situation dans laquelle se sont retrouvés, en cet après-midi du samedi, les militants de la cause kabyle à Aokas. Toutefois, la conférence avec dédicace de son dernier livre a été faite dans un café maure mitoyen au centre culturel où devait se tenir la conférence.

Amaynuth  pour Tamurt