Interdiction de tenir les débats du journal El Watan : Le mea culpa de Khalida Toumi

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ALGÉRIE (Tamurt) – La ministre de la Culture, Khalida Toumi, est revenue à de meilleurs sentiments et a enfin autorisé le quotidien national francophone, El Watan, de tenir ses débats au complexe Riadh El Fath d’Alger. C’est à partir de la lointaine ville de Tamanrasset qu’elle a annoncé que les débats auront enfin lieu.

Ces débats ont été interdits par son département dans un premier temps pour des raisons fallacieuses. L’attitude du ministère de la culture de prendre une décision de museler la presse a soulevé un tollé général en Algérie. En effet, ce dernier a exigé d’El Watan une autorisation pour cette rencontre quelques heures seulement avant sa tenue. Une exigeance inhabituelle d’autant plus que depuis 2005, les responsables du journal El Watan organisent ces débats sans autorisation.

A l’approche des élections présidentielles, les décideurs commencent à s’affoler et ont accentué la pression sur les médias et les partis politiques. Plusieurs journalistes sont poursuivis arbitrairement en justice. Même les hauts gradés de l’armée menacent publiquement de poursuites judiciaires les journalistes, comme ce fut le cas pour un journaliste du quotidien arabophone El Khabar. Les confrontations font rage au sommet du pourvoir entre les différents clans de l’armée du DRS.

Notons que le journal El Watan est géré par des professionnels et fait partie des quotidiens nationaux les plus lus, sauf que comme tous les organes de presse, El Watan boude toutes les activités du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie. Il a volontairement boudé ce mouvement d’essence démocratique et pacifique. Pourtant ce journal enregistre ses meilleurs ventes en Kabylie!

Farid M