Le jeu malsain du pouvoir d’Alger : Officialisation de Tamazight, consécration de Yennayer… Finir avec l’imposture !

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ALGÉRIE (Tamurt) – Depuis l’indépendance, l’État algérien a fabriqué une identité officielle et a utilisé l’arabité et l’islam comme des instruments de contrôle. Par ses politiques linguistiques, l’État a limité les espaces de liberté, et par le fait même l’identité berbère. De plus, l’arabité préconisée était aussi une arabité importée qui brimait l’identité de tous les Algériens (…)

C’est dire que le pouvoir d’Alger, par sa politique d’arabisation, à non seulement
étouffer la langue amazighe, notamment le Kabyle, mais aussi annihiler toute la culture
kabyle. Ce régime despote se conçoit encore comme un État-nation homogène ne laissant place qu’à une seule conception ethnique et politique de l’algérianité, ne reconnaissant ainsi l’existence d’aucune minorité et d’aucun peuple. En voulant se rapprocher des peuples du Machrek, l’État a nié l’existence des peuples de son territoire.

Pour renforcer son hégémonie tout en maintenant sa politique d’assimilation, le pour voir d’Alger fait sortir la carte joker ou sa baguette magique qu’est l’islam.
Dans cet imbroglio politico-politicienne, la Kabylie n’a d’autres choix que de s’extirper de l’emprise algérienne qui, durant des lustres, n’a fait qu’affaler toute cette région aux entrailles du cataclysme. La consécration de Yennayer comme journée chômée et payée
n’est en fait qu’un écran de fumée. Cantonné dans une bulle purement folklorique, Yennayer et de Tamazight en général est réduit à une instrumentalisation machiavélique qui cache forcément des intentions autres que celles affichées publiquement. Se réjouir d’une telle reconnaissance relèverait plutôt de la crédulité. L’officialisation officieuse de Tamazight s’est faite en catimini sans que celle-ci ne voie le sens noble de l’officialisation. De tractation en tractation, le régime algérien joue les prolongations et ne s’avoue guère vaincu.

Flottant entre arabisme et islamisme, le régime en place tente de museler la Kabylie tout en appâtant les Kabyles de service qui ne jurent que par le blé. Il est grand de finir avec cette grande imposture qui ne rond pas service à la Kabylie. « On n’est jamais bien servi que par soi même », dit l’adage. La Kabylie aura tout à gagner en prenant son destin à deux mains sans attendre de la grâce d’un régime qui a de tout temps blâmé et brimé les Kabyles.

Amnay