Les jeunes de la ville de Dellys persistent et signent: « Nous sommes kabyles et indépendantistes »

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DELLYS (Tamurt) – Ceux qui pensent que la ville de Dellys est peuplée que par les arabophones, ils se trompent énormément. Notre visite au niveau de cette grande ville, située au nord-ouest de Tizi-Ouzou, mais qui dépend administrativement de la wilaya de Boumerdès, nous a démontrés le contraire.

Certes les barbus et les arabophones sont omniprésents, mais les kabyles y sont aussi nombreux. «  Je suis natif de la ville. La ville de mes aïeux. On est toujours Kabyles et notre langue est jalousement conservée.  Nous militons toujours contre le pouvoir. Avant nous étions tous au FFS, mais ces dernières années nous avons suivi la voie de la raison et celle du cœur. Nous sommes pour l’intendance de la Kabylie », nous a déclaré Kader, un habitant de la ville, la quarantaine bien entamée. Notre interlocuteur reconnait  que ses positions politiques en faveur de l’indépendance  de la Kabylie ne font pas l’unanimité, mais les sympathisants du MAK sont nombreux au niveau de cette belle ville côtière, naguère entièrement Kabyle.

« Le découpage administratif des années 80 s’est effectué dans le seul but de nous arabiser et de nous éloigner par tous les moyens de Tizi-Ouzou dont on dépendait administrativement. Le plan du régime a réussi je pense. La preuve, bon nombre de familles sont devenues arabophones, mais heureusement qu’il y a beaucoup d’autres kabyles qui sont toujours restés attachés à leur langue et au combat identitaire. On est kabyles et on veut qu’on soit considérés comme tels», fulmine Hamid, un étudiant en médecine, natif de la ville de Dellys.

Lounès B pour Tamurt