Des jeunes du Rif n’écartent pas le recours aux armes

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émeutes au Rif

RIF (Tamurt) – Depuis le mois d’octobre, toute la région du Rif, au nord du Maroc, est sur un volcan. Un bras de fer a été fait avec le régime en place. L’arrestation d’une centaine de militants pacifiques n’est pas pour arranger la situation.

L’embargo imposé par le Makhzen, où des manifestations imposantes sont passées inaperçues au niveau international, ne fera qu’empirer la situation au Rif. Ces derniers jours, des rumeurs sur la constitution de groupes armés persistent.  » On a entendu parler de jeunes Rifains qui veulent passer à l’action armée, mais notre mouvement est pacifique et nous rejetons cette option radicale et désastreuse. Mais la faute n’incombe pas à ces jeunes révoltés. Toute action de dérapage ne sera causé que par le régime qui rejette toute forme de dialogue et d’apaisement. Le régime est responsable déjà et ne fait qu’enfoncer le clou. C’est lui qui pousse les gens à prendre les armes », explique Fouad, un jeune militant dans les rangs du mouvement Hirak.

La colère au pays du Rif, sous domination du régime Marocain, est immense. Les Rifains semblent, cette fois, plus que déterminés. Leur mobilisation est inédite. Le recouvrement de leur souveraineté est la principale revendication. La mobilisation en Libye, en Tunisie en Kabylie, et au Rif des peuples Amazighs ne peut être qualifiée que d’un printemps Amazigh en Afrique du nord.

Ravah Amokrane