Johnny Hallyday et Lounes Matoub, deux rebelles aux destins différents

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CONTRIBUTION (Tamurt) – Lounes et Johnny ont des traits de caractère qui se ressemblent beaucoup, d’abord par leur nature timide, des hommes vrais, francs,  courageux, et sincères puis par la nature de leur combat et de leur idéaux pour la liberté pour la joie, la vie et la défense des opprimées. Ces deux grands artistes ont eu une enfance difficile, l’un par l’abandon successif de sa mère puis de celle de son père, l’autre a souffert de l’absence de son père, parti en France, Sa mère a eu toutes les difficultés pour l’élever dans une société kabyle pauvre à l’époque.

Tous les deux se sont battus dès leur tendre jeunesse contre le sort qui leur est réservé. Petit à petit, ils ont surmonté les difficultés,  ils ont réussi et chacun a arraché sa place dans le monde de la musique et du show-biz.  Johnny et Lounes sont devenus d’immenses artistes, des idoles, des légendes, qui ont apporté de la joie, le bonheur et la fierté à  leurs peuples. Ils ont accompagné plusieurs  générations, ils ont uni des classes sociales différentes et des tendances politiques, opposées, par leur musique et leur talent. Ils ont chanté et défendu la liberté, Johnny par  « ne tuez pas liberté », Matoub par « tilelli ».  Leurs obsèques ont drainé des millions de personnes qui leur ont rendu un dernier hommage. Leur disparition a affecté leurs peuples sans laisser indifférent. Si Johnny est décédé le 6 décembre 2017 à l’âge de 74 ans chez lui des suites d’une longue maladie contre laquelle il a lutté courageusement, Lounes Matoub, par contre, nous a quittés très jeune à l’âge 42 ans, il a été assassiné à quelques kilomètres avant d’arriver chez lui.

Son assassinat a été attribué par le pouvoir Algérien aux terroristes islamistes qui ont démenti et l’ont accusé à leur tour. La société civile  kabyle pense que  c’est l’armée Algérienne, déguisée en islamistes, qui a organisé son assassinat.

Lounes aurait  continuer à briller comme une étoile pour son peuple et son public, jusqu’a l’âge de 74 ans comme Johnny, il aurait poursuivi sa carrière pour offrir du bonheur de la joie à son peuple à ses fans mais le pouvoir colonial arabe Algérien a décidé autrement. Il a éteint cette étoile et rendu le peuple kabyle orphelin de son idole. Mais même assassiné par les  ennemis de la liberté, Matoub continuera d’éclairer son peuple par sa voie, par sa musique, par ses idées. Quelques mois avant sa mort il a parlé et souhaité de voir une république kabyle. Matoub et Johnny, vous n’êtes pas morts, vous resterez toujours présents dans nos cœurs.

Yuva  DAHDAH.

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